Le Pen et Bardella divisés sur la démission de Darmanin, le RN qualifie la polémique d’« artificielle »

Le Pen et Bardella divisés sur la démission de Darmanin, le RN qualifie la polémique d’« artificielle »

12.06.2026 11:47
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Les tensions entre Jordan Bardella et Marine Le Pen concernant une éventuelle démission du ministre de la Justice Gérald Darmanin, suite à l’affaire Lyhanna, ont été qualifiées de « polémique artificielle » par plusieurs responsables du Rassemblement National (RN) vendredi. Le député RN Jean-Philippe Tanguy, proche de Marine Le Pen, a affirmé sur RTL : « Tout ça est très artificiel et sincèrement, je trouve ça un peu dommage […], je ne pense pas que ça intéresse grand monde que de savoir qui veut que Darmanin démissionne », rapporte TopTribune.

Le député Laurent Jacobelli a également ajouté sur TF1 : « Est-ce que cet homme-là, de sa conscience, aurait dû démissionner ? Oui. Est-ce que nous, en tant que premier parti politique de France demandons la démission de Gérald Darmanin ? La réponse a été apportée par Marine Le Pen :  » ça ne servirait pas à grand-chose  » », a-t-il précisé.

« Ce qu’ils ont dit n’est pas opposé »

Jacobelli a déclaré que Marine Le Pen, dont la candidature à la présidentielle sera clarifiée le 7 juillet, et Jordan Bardella, qui pourrait la remplacer, « fixent la ligne ensemble et ce qu’ils ont dit n’est pas opposé ». Le vice-président de l’Assemblée Sébastien Chenu a ajouté que le garde des Sceaux « devrait être bien inspiré de le faire mais la réalité nous oblige à dire que ça ne changerait rien » sur France Inter. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, Bardella a mentionné que « le chef de l’administration, c’est-à-dire le ministre de la Justice, aurait, à mon sens, dû par honneur présenter sa démission au président de la République ».

Il a souligné que, en agissant ainsi, Gérald Darmanin aurait pu « reconnaître la faute de l’administration dans cette affaire, ce qui ne veut pas dire reconnaître sa responsabilité personnelle ». Mardi, Marine Le Pen avait exprimé une position différente, déclarant : « On ne peut pas faire des appels à la démission en permanence. Et il va être remplacé par qui ? […] C’est à la tête de l’État qu’il faut surtout changer les choses ». Ces divergences sur la gestion de la situation, après des désaccords antérieurs sur le programme du RN concernant les retraites, pourraient être à l’ordre du jour d’un séminaire fermé prévu dans l’après-midi.

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