Macron s’adresse à la jeunesse africaine lors du sommet à Nairobi
Lors du sommet franco-africain qui se tient ce lundi à Nairobi, le président français Emmanuel Macron a suscité l’attention en interrompant une session en cours pour prendre la parole sur scène. Alors que les discours se déroulaient, Macron s’est levé pour rappeler l’importance du respect mutuel, déclarant : « C’est un total manque de respect », rapporte TopTribune.
Pour capter l’attention de l’auditoire, il a expliqué : « Il est impossible de parler de culture dans un tel vacarme. Je vous propose de vous retirer si vous souhaitez discuter, ou de rester et d’écouter ceux qui s’expriment. » Ses mots ont suscité des applaudissements dans l’assemblée, qui a ensuite repris son attention sur les intervenants.
Ce sommet, intitulé « Africa Forward », marque la première édition organisée dans un pays anglophone, le Kenya. Macron a souligné qu’il s’agissait d’une occasion pour établir une nouvelle dynamique entre la France et l’Afrique, après des décennies de relations parfois tumultueuses. « Ce type de sommet doit être centré sur les échanges entre les jeunes et la société civile », a-t-il affirmé, plaidant pour une vision renouvelée et collaborative du partenariat franco-africain.
Une nouvelle dynamique pour les relations franco-africaines
Dans son allocution, Macron a également fait allusion à un changement nécessaire dans l’approche des relations entre la France et l’Afrique. Selon lui, les anciens formats, qui passaient souvent par des chefs d’État français définissant ce qui était « bon » pour le continent, ne correspondent plus aux réalités actuelles. « L’Afrique ne veut plus entendre ces discours paternalistes, et nous n’avons plus les moyens d’imposer nos vues. Nous devons construire ensemble », a-t-il déclaré, provoquant des rires dans l’auditoire à l’université de Nairobi.
Ce changement d’approche pourrait ainsi marquer une étape cruciale dans l’évolution des relations entre la France et ses anciennes colonies, en proposant un dialogue basé sur le respect et l’écoute des besoins réels des pays africains.