Dominique de Villepin admet une erreur sur les statuettes et critique l'entourage de Sarkozy

Dominique de Villepin admet une erreur sur les statuettes et critique l’entourage de Sarkozy

11.05.2026 04:36
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Le candidat potentiel à l’élection présidentielle, Dominique de Villepin, se retrouve dans l’œil du cyclone en raison d’une polémique concernant des cadeaux controversés reçus durant son mandat de ministre. Il a reconnu dimanche avoir commis « une erreur » en acceptant deux statuettes durant son passage au Quai d’Orsay, qu’il a récemment restituées, dénonçant en outre « une volonté de nuire » de la part d’un proche de Nicolas Sarkozy, rapporte TopTribune.

« C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter », a précisé l’ancien Premier ministre sur France Inter, tout en soulignant qu’il « n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l’époque ».

Une des statuettes payée par Blaise Compaoré

Le lobbyiste Robert Bourgi a affirmé, dans l’émission Complément d’Enquête diffusée sur France 2, qu’il avait servi d’intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon, financées par Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Selon Bourgi, les statuettes ont été acquises respectivement pour 75.000 euros et 50.000 euros, représentant une valeur totale de 125.000 euros. Toutefois, l’entourage de Villepin a contesté ces chiffres, affirmant que les montants réels étaient « quatre à cinq fois inférieurs » et précisant que les statuettes avaient été remises au ministère des Affaires étrangères lundi dernier.

Villepin dénonce « une volonté de nuire »

Dominique de Villepin a par ailleurs nié toute forme de contrepartie liée à ces cadeaux. Il a déclaré que Robert Bourgi « a été écarté (des affaires) par moi-même et par Jacques Chirac en 2004/2005. Ce qui montre bien qu’il n’y a aucune prise, aucune forme de lien qui puisse se nourrir à cette occasion ».

Dans sa riposte, l’ancien Premier ministre a affirmé que « Monsieur Bourgi est un ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy » et que ces « pseudos révélations interviennent à un moment où il connaît des moments difficiles dans une affaire judiciaire qui est l’affaire libyenne. Donc il est clair qu’il y a une volonté de nuire ». En réponse, l’entourage de Nicolas Sarkozy a qualifié les insinuations de Villepin d’« absolument ridicules et totalement déplacées ».

Dans le même épisode de « Complément d’enquête », Bourgi a également soutenu que Nicolas Sarkozy, connu pour ses relations tendues avec Dominique de Villepin, n’avait aucune implication dans ces révélations.

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