Emmanuel Macron amorce l’ultime année de son mandat
Le 8 mai 2026, Emmanuel Macron participe à une cérémonie chargée de symboles. Mais au-delà de l’hommage, cette date marque surtout le début des 12 derniers mois de son quinquennat. Le compte à rebours est enclenché : le 8 mai 2027, il sera forcément éclipsé par celle ou celui qui aura été élu quelques jours auparavant. Même présent à ses côtés, tous les regards seront alors tournés vers son successeur, rapporte TopTribune.
La cérémonie du jour reste, en apparence, classique. Hommage au général de Gaulle devant sa statue, dépôt de gerbe, ravivage de la flamme du Soldat inconnu. Une séquence presque ordinaire, loin du 80e anniversaire de la victoire des Alliés célébré en grande pompe un an plus tôt. Emmanuel Macron avait alors déclaré : « nous n’en avons pas fini de défendre la paix et de défendre notre indépendance », des mots qui résonnent encore aujourd’hui.
Dans ce contexte, la géopolitique apparaît comme un levier pour rester au centre du jeu. Moins impopulaire qu’il y a quelques mois, Emmanuel Macron retrouve un certain crédit lorsqu’il incarne le chef des armées. Il a d’ailleurs déjà en tête deux rendez-vous majeurs pour affirmer la puissance et l’indépendance de la France : le sommet du G7 à Évian le 15 juin, avec peut-être un dernier face-à-face avec Donald Trump, puis le défilé du 14 juillet, annoncé comme particulièrement ambitieux.
Cependant, ces derniers mois de présidence s’annoncent aussi inconfortables. Emmanuel Macron assure qu’il présidera « jusqu’au dernier quart d’heure », mais la campagne présidentielle devrait progressivement le reléguer au second plan. Une question pourrait s’imposer à lui : qui lui succédera à l’Élysée ? Après avoir promis de faire reculer les extrêmes lors de ses deux victoires, le scénario le plus redouté serait de se retrouver, le 8 mai 2027, sous l’Arc de Triomphe aux côtés de l’un de leurs représentants. Une perspective qu’il aura peut-être en tête en remontant, seul, les Champs-Élysées vendredi matin.