La France commémore le 81e anniversaire de la victoire de 1945
La France célèbre le 8 mai 2025 le 81e anniversaire de la victoire de 1945. Au programme, le président de la République, Emmanuel Macron, déposera une gerbe au pied de la statue du général de Gaulle sur les Champs-Élysées, avant de présider la cérémonie devant la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe. La revue des troupes comprendra des élèves de Polytechnique et de l’école des mousses de la Marine nationale, suivie d’un hommage aux morts pour la France. La cérémonie se conclura par un salut au comité de la flamme et aux porte-drapeaux, une signature du livre d’or et un salut des autorités politiques et militaires, rapporte TopTribune.
• Un focus sur l’après 8-Mai. Dans l’imaginaire collectif, cette date marque la fin des combats, mais la guerre s’est poursuivie dans le Pacifique, jusqu’à la capitulation du Japon début septembre 1945. Des combats auxquels a participé un régiment français, le bataillon du Pacifique, à qui France 2 consacre un reportage lors de son édition spéciale. Cette force, qui a compté jusqu’à 2 000 hommes, n’a été dissoute que le 5 mai 1946, une fois les soldats ultramarins ramenés au pays.
• Les 80 ans du procès de Nuremberg. Après la fin des combats, s’est posée la question de juger les chefs nazis : le procès de Nuremberg a débuté très rapidement après la fin des hostilités, en novembre 1945. Il a duré pratiquement un an, jusqu’au 1er octobre 1946. Sur le plateau de France 2, l’historienne Annette Wieviorka, qui a consacré un livre à ce procès, reviendra en détail sur les implications internationales de ce jugement historique. Les chefs de guerre japonais ont, eux, été traduits en justice lors d’un autre procès, achevé en 1948, mais qui n’obtint pas le même écho à l’international.
• Un jour devenu férié tardivement. Alors que l’ex-Premier ministre François Bayrou avait suscité un débat sur le nombre de jours fériés en France, le statut du 8-Mai a beaucoup évolué en quatre-vingts ans. Il est devenu férié en 1953, avant de perdre ce statut en 1959, d’être à nouveau commémoré en 1968, puis encore rabaissé au rang de jour banalisé en 1975. C’est François Mitterrand qui le rétablit en 1981.