Gabriel Attal évoque un rassemblement politique en vue de l’élection présidentielle
Gabriel Attal, ancien Premier ministre et potentiel candidat à l’élection présidentielle, a souligné la nécessité d’un « rassemblement » politique pour éviter un second tour catastrophique entre La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement National (RN). « Ce qui rendra un rassemblement impérieux, c’est si, effectivement, il y a un risque de deuxième tour entre LFI et le RN », a-t-il déclaré lors d’une interview le 7 mai 2026, rapporte TopTribune.
Attal a exprimé son intention de collaborer avec Édouard Philippe pour empêcher un tel scénario. « On a tous les deux à cœur d’empêcher un second tour qui serait terrible pour les Français », a-t-il précisé. Bien qu’il ait omis de dire s’il serait prêt à se retirer en faveur de Philippe en cas de sondages favorables, il a proposé l’établissement d’un « comité de liaison » entre leurs équipes pour anticiper cette éventualité.
Ce comité se compose de représentants des deux camps qui « discutent et échangent » sur les stratégies à adopter. Attal a détaillé que le groupe travaille sur le calendrier et les conditions nécessaires à la mise en place de la coalition, en additionnant les réflexions sur les conséquences de cette action potentielle. Il a également laissé entendre qu’un mécanisme de primaire pourrait être envisagé.
Par ailleurs, Attal a réagi à la récente annonce d’Élisabeth Borne concernant son départ de la direction du parti Renaissance. « Elle fait le choix aujourd’hui de créer sa propre structure, c’est son droit », a-t-il affirmé. L’ex-Première ministre avait annoncé en direct sur France Inter sa démission du Conseil national du parti et sa volonté de fonder une nouvelle entité nommée « Bâtissons ensemble », destinée à « rassembler au-delà des partis ».
« On est en démocratie, chacun fait ses choix, moi je n’ai pas à les commenter », a-t-il ajouté, en témoignant de son « respect » pour Borne, qu’il a qualifiée de « Première ministre courageuse ». Cette dernière a critiqué la direction actuelle du parti, arguant que celle-ci ne subissait pas suffisamment de discussions internes.