La Direction générale du Travail encourage le dialogue social lors des contrôles du 1er Mai
Le 1er mai 2026, la Direction générale du Travail a recommandé, dans une note, que les inspecteurs prennent en compte le « dialogue social » lors de leurs contrôles auprès des boulangers et fleuristes. En attendant des clarifications légales, chaque situation devra être examinée individuellement, rapporte TopTribune.
Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise et député des Bouches-du-Rhône, a exprimé des préoccupations concernant cette directive. “C’est stupéfiant que le gouvernement donne à demi-mot des consignes visant à désobéir à la loi”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il espère que les inspections du travail seront effectuées pour protéger les employés en cas d’abus. Il a rappelé que la loi stipule que le 1er Mai est un jour férié et que les salariés ne devraient pas être contraints de travailler.
Interrogé sur le volontariat de certains travailleurs voulant travailler ce jour-là, Bompard a manifesté ses doutes : “Je ne crois pas que les salariés soient volontaires de façon générale. Il est difficile pour un salarié de refuser de travailler ou de dire non à son patron”.
Face à la situation de certains employés qui désirent travailler le 1er Mai pour un salaire double, en raison d’un pouvoir d’achat en déclin, il a affirmé que “faire croire aux gens que leurs problèmes seront résolus en leur permettant de travailler le 1er Mai est un mensonge.” Selon lui, la véritable solution réside dans l’augmentation des salaires et des mesures visant à réguler les prix.
En principe, le 1er Mai est un jour chômé, mais des exceptions s’appliquent aux entreprises et services publics dont l’activité ne peut être interrompue. Toutefois, la loi ne précise pas les secteurs concernés. Une proposition de loi, défendue par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, avait tenté d’inclure certains commerces dans ces exceptions, mais en raison de l’opposition unanime des syndicats, le gouvernement a limité cette possibilité aux seuls artisans boulangers et fleuristes, sous réserve d’accords dans ces branches. Cette loi devrait entrer en vigueur avant le 1er Mai 2027.