Le G7 de l'environnement à Paris : priorités sur biodiversité, océans et désertification

Le G7 de l’environnement à Paris : priorités sur biodiversité, océans et désertification

23.04.2026 10:26
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Une réunion du G7 consacrée à l’environnement se déroule les 15 et 16 novembre 2025 à Paris, abordant des sujets tels que la biodiversité, les océans, et la désertification, tout en évitant délibérément la question climatique, afin de répondre aux préoccupations des États-Unis de Donald Trump, rapporte TopTribune.

Organisée par la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, cette rencontre rassemble les homologues des pays industrialisés, ainsi que des représentants des nations accueillant les prochaines COP sur la désertification (Mongolie) et la biodiversité (Arménie).

Protection de la biodiversité, des océans, de l’eau

Lors des discussions, cinq priorités sont mises en avant : « financer la protection de la biodiversité, préserver l’Océan, sécuriser les ressources en eau, souligner les liens entre désertification et sécurité, et accroître la résilience de nos territoires et infrastructures face aux risques naturels ». Toutefois, la question climatique ne sera pas abordée directement, malgré le réchauffement persistant des terres et des mers. La sortie des énergies fossiles, auparavant discutée lors d’une réunion d’une cinquantaine de pays à Santa Marta, en Colombie (24-29 avril), n’est pas non plus à l’ordre du jour.

Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au Réseau action climat (RAC), souligne : « Un G7 au rythme des États-Unis ne peut prétendre répondre aux crises du siècle s’il évacue le climat, ignore les inégalités de genre et s’enferme dans une vision énergétique à court terme. En cédant aux pressions, il affaiblit l’action collective et renonce à son rôle moteur ».

« Privilégier l’unité du G7 »

La France a pris la décision de ne pas aborder frontalement la question climatique afin de préserver l’unité des nations riches, comprenant également le Japon, le Royaume-Uni et l’Allemagne. L’entourage de Monique Barbut explique qu’il était crucial de se concentrer sur des sujets moins conflictuels, particulièrement avec un sommet du G7 prévu en juin à Évian, sous la présidence d’Emmanuel Macron.

Le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump au début de 2025 a engendré un recul significatif en matière de protection du climat, marqué par le retrait américain de l’Accord de Paris et un relâchement des normes environnementales aux États-Unis. La faible portée de l’intérêt américain pour cette réunion se reflète également dans la nomination d’Usha-Maria Turner, administratrice adjointe pour les Affaires internationales à l’Agence américaine de protection de l’environnement, un poste de second plan.

800 millions de dollars pour les parcs naturels

Pourtant, la France ambitionne de séduire l’administration Trump ainsi que ses autres partenaires avec son initiative d’« alliance pour le financement de la nature et des peuples », œuvrant pour inciter au financement public et privé pour la protection de la biodiversité. À cette occasion, elle pourrait annoncer un financement jusqu’à 800 millions de dollars pour protéger des parcs naturels dans une vingtaine de pays africains. Jean Burkard, directeur au WWF France, insiste sur le fait que ces fonds doivent être additionnels et ne pas compenser un désengagement des États, en particulier de la France.

Ces rencontres visent également à aboutir à une déclaration politique sur la désertification et la sécurité. Des sessions dédiées aux océans dérouleront une alliance des aires marines protégées, cherchant à répondre aux urgences environnementales actuelles et à renforcer la coopération internationale en matière de protection des écosystèmes fragiles.

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