À voir au cinéma : Morlaix, Affection affection, Hayat, La corde au cou

À voir au cinéma : Morlaix, Affection affection, Hayat, La corde au cou

14.04.2026 20:06
2 min de lecture

Cette semaine, deux grands cinéastes sous-estimés, Jaime Rosales et Zeki Demirkubuz, présentent leurs films respectifs, tandis que les réalisateurs émergents Maxime Matray et Alexia Walther empruntent des chemins audacieux. Gus Van Sant, quant à lui, adapte un fait divers célèbre, ajoutant une nouvelle œuvre à son répertoire, rapporte TopTribune.

«Morlaix», de Jaime Rosales

Les attentes des spectateurs sont souvent particulièrement élevées grâce aux réseaux sociaux. Dans son dernier film, Morlaix, Jaime Rosales illustre cette curiosité avec un personnage principal qui assiste à la projection d’un film retraçant des épisodes de sa propre vie. Ce moment hallucinant n’est qu’une partie des multiples inventions cinématographiques que Rosales déploie pour raconter l’histoire de Gwen, entre la perte de sa mère, sa relation amour-ami avec Thomas, et l’émergence de Jean-Luc, dit « le charmant et un peu étrange ».

Le film joue avec les transitions entre le noir et blanc et la couleur, proposant une approche visuelle innovante, illustrée de photos figées qui enrichissent le récit émotionnel. Les jeunes acteurs, menés par Aminthe Audiard dans le rôle de Gwen, apportent une touche de tendresse et de mystère à des moments de vie quotidienne.

Ce film, dont la sortie coïncide avec un livre sur l’œuvre de Rosales, devrait aider à rendre hommage à un réalisateur dont les films comme La Soledad ou Petra méritent plus d’attention.

«Affection affection», de Maxime Matray et Alexia Walther

Dans une station balnéaire hors saison, Affection affection fait éclater une série de disparitions mystérieuses. Géraldine, interprétée par Agathe Bonitzer, ne mène pas seulement sa propre enquête mais se retrouve également prise dans un réseau complexe d’événements et de personnages intrigants. Ce film se distingue par son atmosphère poétique et ses références aux sagas balzaciennes.

À la manière de Jacques Rivette, Matray et Walther exploitent la mélancolie joyeuse pour explorer la vérité émotionnelle des relations humaines, conduisant à des dénouements inattendus et touchants.

«Hayat», de Zeki Demirkubuz

Ce dernier film aborde les mœurs traditionnelles d’une façon innovante: Hayat déconstruit les clichés des relations hommes-femmes, très éloignées des normes patriarcales. En suivant Riza et Hicran dans des milieux divers d’Istanbul, le film mêle polar, comédie noire et romance, mêlant humour et émotion au quotidien des personnages.

«La Corde au cou», de Gus Van Sant

Avec La Corde au cou, Gus Van Sant nous présente un fait divers marquant. Dans ce film, un homme prend en otage le fils d’un prêteur à Indianapolis en 1977. Van Sant réussit à capturer la tension de cette situation, faisant appel à des médias pour donner une dimension sociale à son commentaire. Bien que le film soit bien réalisé, il semble manquer d’un élément essentiel qui le rendrait mémorable.

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