Proposition de vidéosurveillance dans les écoles parisiennes face aux violences périscolaires
Le débat fait rage autour de l’instauration de caméras de vidéosurveillance dans les écoles de Paris, proposé par des élus de droite après la révélation d’agressions dans le cadre périscolaire. Depuis le début de l’année, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, illustrant l’ampleur du problème. Quel est l’avis des parents et des enseignants sur cette proposition ?, rapporte TopTribune.
Des caméras de vidéosurveillance, déjà présentes dans les gares, les métros et les musées, pourraient-elles s’implanter dans les 626 écoles de la capitale ? C’est la question posée lors d’un conseil de Paris extraordinaire le 14 avril. Les avis des Parisiens sont partagés : certains estiment que la mesure pourrait limiter les abus et renforcer la sécurité des enfants. D’autres doutent de son efficacité, affirmant que les agresseurs pourraient facilement éviter les caméras.
Malgré l’intérêt croissant pour une telle mesure, un collectif de parents d’élèves souligne que ce n’est pas la priorité. Élisabeth Guthmann, cofondatrice de SOS Périscolaire, déclare : « Dans le périscolaire parisien, tout fait défaut. Il manque du personnel, de la formation, des structures et des chaînes de signalement efficaces. La vidéo n’est pas une solution pour améliorer les conditions d’accueil des enfants. »
La proposition implique l’installation potentielle de 1 500 caméras dans les écoles parisiennes. Cependant, des questions subsistent quant à sa légalité : « Il n’est pas autorisé de surveiller tous les lieux d’un établissement scolaire. Seules les entrées et les sorties peuvent, si nécessaire, être surveillées. » lit-on dans les propos de Bastien Le Querrec, juriste à la Quadrature du Net.
Pour l’heure, l’installation de caméras n’a pas été adoptée, et les élus ont plutôt voté pour un plan d’action global de 20 millions d’euros visant à lutter contre les violences dans le périscolaire parisien.