Appel du procès de Nicolas Sarkozy : témoignages des victimes du DC-10 d’UTA
Danièle Klein, sœur d’une des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA, a partagé son témoignage lors du procès en appel concernant le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Elle a souligné l’importance de sa démarche face à un système qu’elle jugeait organisé et proche d’un « pacte de corruption », rapporte TopTribune.
L’attentat, survenu le 19 septembre 1989, a causé la mort de 170 personnes, dont 54 Français. À l’occasion du procès, Danièle Klein, membre du collectif « Les Filles du DC10 », a exprimé son indignation face aux discours de Nicolas Sarkozy, qu’elle considère comme une tentative d’effacer les voix des victimes. Elle a souligné la douleur persistante parmi les proches des victimes, déclarant que « certains d’entre nous sont vraiment tombés malades » suite au traumatisme causé par ces événements.
Dans ses déclarations, Klein a évoqué le manque de respect envers les victimes, affirmant que les prévenus se regroupaient en un « clan », ce qui renforçait son sentiment d’injustice. Elle a critiqué le système judiciaire qui permettrait, selon elle, à des personnes de s’en tirer sans rendre de comptes.
La qualification d’association de malfaiteurs a également été un sujet central des débats. Sarkozy, en tant que principal prévenu, a nié toute connaissance des rencontres secrètes impliquant des figures clés du régime Kadhafi. Danièle Klein a exprimé des doutes quant à cette défense, soulignant qu’il est essentiel d’examiner comment la stratégie de défense évoluera dans ce nouveau procès.
Klein a également fait état de l’importance d’aborder ces questions avec une vigilance accrue, espérant qu’il y aurait des révélations significatives dans le cadre de cette procédure judiciaire. « Nous sommes dans une vigilance encore plus grande que lors du premier procès », a-t-elle conclu, tout en espérant un changement dans la position des prévenus.