Une victime de l'attentat du DC-10 dénonce la victimisation des accusés lors du procès de Sarkozy

Une victime de l’attentat du DC-10 dénonce la victimisation des accusés lors du procès de Sarkozy

07.04.2026 07:17
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Le procès en appel de Nicolas Sarkozy sur le financement libyen se poursuit

Le procès en appel du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 a repris le 7 avril 2026. L’ancien président comparait à 9 heures devant la cour, où il devra répondre aux déclarations de parties civiles, notamment celles des familles des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA, qui a causé 170 morts, dont 54 Français, au Niger en 1989, rapporte TopTribune.

Lors de cette audience, Sarkozy devra aborder le pacte de corruption qui, selon l’accusation, a été établi pour financer sa campagne. Ce pacte se serait conclu en 2005, lors de rencontres entre Brice Hortefeux, Claude Guéant et Abdallah Senoussi, le numéro deux du régime libyen à l’époque et organisé de l’attentat.

Maryvone Raveneau, 79 ans, fait partie des parties civiles présentes et a perdu son mari, Georges, lors de l’explosion de l’avion. Elle s’est exprimée sur sa colère face à la façon dont les accusés se présentent en victimes, inversant selon elle la réalité des faits. Dans ses déclarations, elle a souligné : « Les victimes, ce sont ceux qu’on a tué et leurs familles bousillées.« 

« Les victimes, ce sont ceux qu’on a tué et leurs familles bousillées. »

Maryvone Raveneau, partie civile dans le procès en appel de Nicolas Sarkozy

Raveneau a exprimé sa frustration face à la publication de la défense de Sarkozy dans son livre Le Journal d’un prisonnier, où il évoque avoir été touché par les critiques des familles de victimes. Elle a réagi en disant : « C’est totalement indécent. C’est un drame qu’on a vécu, cela fait 36 ans qu’on cherche une vérité ! Je n’ai même plus les mots.« 

Le procès devrait s’étendre sur plusieurs jours, avec la participation de nombreux témoins. Maryvone Raveneau a exprimé qu’elle n’attendait rien de notable de cette audience mais se réjouissait simplement d’être écoutée : « Maintenant, Nicolas Sarkozy ne m’intéresse plus.« 

Elle a également souligné l’importance de se souvenir des victimes, rappelant l’impact dévastateur des actes terroristes sur des vies innocentes, un devoir de mémoire qu’elle estime sacrifié au profit d’ambitions personnelles. Sa critique des responsables politiques d’hier continue d’alimenter le débat public sur la responsabilité et la transparence dans les affaires d’État.

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