Bruno Retailleau annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2027
Dans un entretien accordé au podcast « Dans les yeux d’Agathe », Bruno Retailleau a révélé son intention de se lancer dans la course à l’élection présidentielle de 2027, soulignant la nécessité d’une voix forte à droite face à l’ère Macron, rapporte TopTribune.
Âgé de 65 ans, l’ancien ministre de l’Intérieur souhaite sortir des sentiers battus. Son parcours politique, ancré en Vendée, lui confère une légitimité qu’il entend mettre en avant. « Je fais partie de ceux qui ne sont pas des soucoupes volantes qui brutalement se sont posés dans le paysage politique », déclare-t-il, affirmant son engagement envers sa « petite patrie charnelle ».
Depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur, sa notoriété a crû, mais il admet que cette trajectoire a été improbable. « J’arrive au ministère de l’Intérieur par une sorte de hasard. Qui eût cru que M. Macron allait dissoudre l’Assemblée dans les conditions où il l’a dissoute ? C’était vraiment improbable ! », a-t-il ajouté. Bien qu’initialement peu enclin à se présenter à la présidence, il affirme désormais avoir un idéal qu’il veut atteindre.
Face à une France en crise, Retailleau justifie son entrée en lice en soulignant : « Il fallait qu’on fasse entendre une voix à droite. Il fallait sortir la tête de l’eau pour dire : voilà, on est là et voilà le cap. » Il critique vivement le bilan des deux mandats d’Emmanuel Macron, le qualifiant de « désastreux ». « La France a rendez-vous avec son destin. Ou c’est le relèvement, ou c’est l’effacement », insiste-t-il.
En évoquant ses rivaux, Retailleau refuse de considérer qu’Edouard Philippe a « plié le match » à droite, affirmant que « ce bilan le rattrapera à un moment ou à un autre ». Il ne voit pas d’avenir dans une primaire ouverte à droite, préférant que des militants des Républicains (LR) déterminent le candidat par le biais de projets clairs et fermes.
Adoptant une posture intransigeante sur les sujets de société, Retailleau exclut toute alliance avec le Rassemblement national, qu’il considère « pas de droite ». Il va même jusqu’à qualifier Marine Le Pen de « gauche » et évoque le programme du RN comme un facteur aggravant de la crise française actuelle. Il plaide pour un retour au travail et une remise en question de l’assistanat, tout en affichant une position stricte sur l’immigration, affirmant que « les Français en ont marre ».
Assurant qu’il n’y a pas de contradiction entre ses croyances religieuses et ses positions politiques, il évoque la nécessité de l’accueil avec réciprocité, en se basant sur une phrase évangélique. Bruno Retailleau se projette « vraisemblablement » en finale de la présidentielle de 2027, prêt à revendiquer la victoire. En tant que président, il envisage un moratoire sur les lois sociétales, visant à éviter des sources de division dans la société.
Opposé à l’inscription de l’IVG dans la Constitution et à d’autres réformes sociétales telles que le mariage pour tous, Retailleau se positionne fermement contre une réforme concernant la fin de vie, à un moment où le Sénat discute de propositions sur ce sujet sensible.