Emmanuel Macron en visite au Japon et en Corée du Sud pour aborder la crise au Moyen-Orient
Emmanuel Macron entame une visite en Asie le 31 mars, avec des discussions largement centrées sur la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur les importations de pétrole des pays asiatiques, notamment le Japon et la Corée du Sud, rapporte TopTribune.
Alors que les bombardements se poursuivent, la fermeture du détroit d’Ormuz affecte plus de 90 % des importations pétrolières japonaises. Ce passage est essentiel pour Tokyo, qui fait face à une crise énergétique et à la hausse des prix des carburants. Le gouvernement japonais a commencé à utiliser ses réserves stratégiques pour rassurer la population et tenter de limiter l’impact sur les prix à la pompe.
Au cours de sa visite, Macron cherche à « trouver des solutions communes » et à bâtir une coalition pour sécuriser le détroit d’Ormuz, en mettant l’accent sur la nécessité de la diplomatie pour mettre fin aux hostilités. Le Japon, en tant que membre du G7, est perçu comme un allié potentiel dans cette démarche.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de la stratégie indo-pacifique de la France, qui vise à former de nouveaux partenariats avec des puissances comme le Japon, après des collaborations similaires avec l’Indonésie et le Vietnam. La France cherche à diversifier ses alliances au-delà des États-Unis, particulièrement face à l’imprévisibilité de l’administration Trump sur des questions commerciales.
Macron espère également attirer les investissements japonais, et plus tard dans la semaine, ceux des entreprises sud-coréennes. Il projette de promouvoir la France comme une destination favorable aux affaires, notamment dans les secteurs de l’intelligence artificielle, du nucléaire civil et de la défense.
Cette visite marquera la quatrième fois que Macron se rend au Japon, mais elle est significative à ce moment de tensions politiques, étant donné qu’il s’agit de la première rencontre avec la nouvelle Première ministre, Sanae Takaichi, connue pour ses positions ultranationalistes. Sa réaction lors de l’accusation de Trump qui a comparé les événements présents à l’attaque de Pearl Harbor a suscité un malaise palpable.