Racisme ciblant le nouveau maire de Saint-Denis : Réactions officielles et appel à la mobilisation
Le 30 mars 2026, le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a exprimé sa colère face à l’absence de condamnation de la part de l’Élysée après des attaques racistes de grande ampleur dont il a été victime, notamment sur CNews, rapporte TopTribune.
Bagayoko, élu récemment, a jugé « scandaleux » qu’il n’y ait eu « aucune condamnation » au plus haut sommet de l’État, soulignant que la France a toujours été en première ligne contre le racisme. Ses propos ont été relayés sur France Inter, où il a également indiqué que ces attaques affaiblissent la grandeur de la République française.
La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a qualifié ces attaques d' »ignobles » et « inadmissibles » lors de discussions sur ce sujet sensible. Parallèlement, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait part de son « choc » face à ces déclarations, affirmant que « nous sommes ici en France, c’est la République française qui reconnaît tous ses enfants, quelle que soit leur origine ».
Lors d’un débat sur CNews, le présentateur a questionné les intervenants sur les comportements de Bally Bagayoko après son élection, suscitant des réactions controversées. Le psychologue Jean Doridot a évoqué une dynamique de pouvoir tribal, tandis que le philosophe Michel Onfray a qualifié Bagayoko de « mâle dominant » en raison de ses appels à la loyauté après sa prise de fonction.
Depuis cette séquence, Bally Bagayoko a décidé de porter plainte contre CNews et a organisé une mobilisation contre « le racisme et les discriminations », prévue devant la mairie de Saint-Denis. Son élection et les événements qui en ont découlé révèlent des tensions persistantes sur les questions de race et d’identité en France.