Trois journalistes libanais tués par Israël à Jezzine, le président Aoun qualifie l'attaque de "crime flagrant"

Trois journalistes libanais tués par Israël à Jezzine, le président Aoun qualifie l’attaque de « crime flagrant »

29.03.2026 10:26
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Le 28 mars, une frappe israélienne a coûté la vie à Ali Shoeib, correspondant de guerre d’al-Manar, ainsi qu’à la journaliste Fatima Ftouni et à son frère, le caméraman Mohammed Ftouni, dans la région de Jezzine, au Liban, rapporte TopTribune.

L’armée israélienne a justifié cette attaque en qualifiant Ali Shoeib de membre de la force al-Radwan, unité d’élite du Hezbollah, agissant « sous la couverture d’un journaliste » et accusée de repérer les positions israéliennes dans le sud du Liban.

Depuis l’implication du Liban dans le conflit régional suite à une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël le 2 mars, le bilan s’alourdit avec 1 189 personnes tuées, dont 124 enfants et 51 secouristes, ainsi qu’un million de déplacés en conséquence des frappes israéliennes incessantes.

Les forces israéliennes ont affirmé avoir éliminé « plus de 800 » membres du Hezbollah depuis le début des hostilités.

Le Hezbollah a dénoncé dans un communiqué l’assassinat de son reporter, incitant à des rassemblements de journalistes à Beyrouth pour protester contre cette violence. Le président libanais, Joseph Aoun, a qualifié cette attaque de « crime flagrant », tandis que le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé « une violation flagrante du droit international humanitaire ».

« Crime de guerre »

Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a déclaré que ces actes relèvent de la catégorie des crimes de guerre. Ce type d’attaque envers des journalistes n’est pas inédit, puisque dans le passé, d’autres reporters travaillant pour des chaînes similaires ont également été victimes de frappes israéliennes.

En octobre 2024, trois journalistes, dont deux d’al-Mayadeen, ont été tués lors d’une attaque israélienne. De plus, en octobre 2023, le vidéaste de l’agence Reuters, Issam Abdallah, a perdu la vie et six autres reporters ont été blessés, dont deux d’AFP.

Neuf secouristes tués

L’offensive israélienne a également gravement touché le secteur de la santé : le ministre de la Santé a annoncé que neuf secouristes avaient perdu la vie dans divers bombardements le même jour. Parmi eux se trouvaient quatre membres du Comité de santé islamique du Hezbollah et cinq membres des Scouts Risala, un groupe allié au Hezbollah.

Depuis le début du conflit, 46 secouristes et cinq membres du personnel soignant ont été tués, et 75 attaques ont ciblé les services de secours et de santé, accentuant la crise humanitaire dans la région.

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