La crise énergétique : Lecornu dénonce les mesures inefficaces face à la hausse des prix
La hausse des prix de l’énergie et des carburants est au centre des préoccupations alors que le gouvernement français se prépare à faire face à la crise engendrée par le conflit au Moyen-Orient. Mercredi 25 mars 2026, lors d’une séance à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réaffirmé le refus du gouvernement d’instaurer une remise à la pompe, arguant que la baisse de la TVA sur l’essence serait « ineffective et coûteuse », rapporte TopTribune.
En réponse aux critiques de Marine Le Pen, qui a accusé l’État d’agir comme un « profiteur de la crise », Lecornu a souligné qu’il « n’y a pas de profiteur de la crise ». Pour alléger le fardeau pesant sur les consommateurs face à la flambée des prix, le Premier ministre a exclu l’idée d’un chèque spécifique, déclarant : « Aucun chèque, aucune mesure globale à l’aveugle ne seront efficaces dans la crise actuelle. Derrière chaque chèque se cachent généralement un impôt ou une répercussion très grave sur le déficit public ».
Lecornu a également précisé qu’il n’y a pas de risque de pénurie mais un risque d’approvisionnement. « Cette crise nous rappelle une réalité plus profonde : notre dépendance aux énergies fossiles demeure trop importante », a-t-il ajouté, appelant à « hâter la transformation structurelle (…) de nos usages ». Il a plaidé en faveur du développement du nucléaire et des énergies renouvelables, conformément aux ambitions du gouvernement récemment présentées dans la programmation pluriannuelle de l’énergie.