Des candidats ayant un passé judiciaire ont réussi à être élus lors des élections municipales en France, malgré des condamnations. Frédéric Boccaletti, maire de Six-Fours-les-Plages, élu avec 50,06 % des voix, a une condamnation pour violence en réunion. Patrice Calméjane a remporté la mairie de Villemomble, malgré une interdiction d’inéligibilité infligée pour manquement à ses obligations de campagne. Laurent Cathala, réélu à Créteil, avait été condamné pour dénonciation calomnieuse. Aly Diouara, malgré une condamnation pour diffamation, a conduit sa liste à la victoire à La Courneuve avec 52 % des suffrages. Bruno Genest, élu à Condat-sur-Vienne, a un passé judiciaire lié à des violences conjugales. Marc Petit, condamné pour agression sexuelle, a été réélu à Firminy. Quant à André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, il reste au pouvoir malgré de multiples condamnations, rapporte TopTribune.
Frédéric Boccaletti (RN) à Six-Fours-les-Plages (Var)
Frédéric Boccaletti, membre du Rassemblement national, a été élu maire de Six-Fours-les-Plages avec une très courte avance. Ce politique a un passé judiciaire notable, ayant été condamné pour violence en réunion avec arme, datant de 2000. Ses électeurs ont fait fi de cette condamnation lors des élections, lui accordant la victoire avec 50,06 % contre 49,94 % pour son opposant, Jean-Sébastien Vialatte.
Patrice Calméjane (LR) à Villemomble (Seine-Saint-Denis)
Le candidat Les Républicains, Patrice Calméjane, revient à la mairie de Villemomble après avoir purgé une inéligibilité de quatre mois pour non-respect des délais de dépôt de ses comptes de campagne. Il a remporté les élections avec 40 % des voix, malgré ses démêlés judiciaires, qui n’ont pas découragé les électeurs.
Laurent Cathala (PS) à Créteil (Val-de-Marne)
Laurent Cathala, âgé de 80 ans, a été réélu à Créteil avec 50,65 % des voix. Sa condamnation antérieure pour dénonciation calomnieuse n’a pas entravé son retour au pouvoir, témoignant d’un soutien électoral qui perdure au-delà des controverses judiciaires.
Aly Diouara (LFI) à La Courneuve (Seine-Saint-Denis)
Aly Diouara, député et tête de liste à La Courneuve, a remporté les élections avec 52 % des suffrages exprimés. Sa condamnation pour diffamation, prononcée en mars 2025, n’a pas semblé affecter son soutien. Un nouvel examen de sa situation juridique est prévu prochainement.
Bruno Genest (sans étiquette) à Condat-sur-Vienne (Haute-Vienne)
Bruno Genest, ancien maire, a réussi à être réélu, malgré une condamnation récente pour violence conjugale. En 2023, il a été sanctionné à cinq mois de prison avec sursis. Son retour à la mairie s’accompagne de controverses qui ne semblent pas décourager son électorat.
Marc Petit (DVG) à Firminy (Loire)
Marc Petit a repris son poste de maire de Firminy après avoir été exclu du Parti communiste, malgré une condamnation pour agression sexuelle. Il a obtenu 46 % des voix, en dépit d’une forte opposition publique face à ses actions passées et d’une pétition demandant son retrait.
André Santini (UDI) à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)
André Santini a été réélu maire à Issy-les-Moulineaux à l’âge de 85 ans, avec 48 % des suffrages. Bien qu’ayant un long dossier judiciaire comprenant des condamnations pour injures publiques et détournements de fonds, il demeure une figure influente, même face à des allégations récentes de harcèlement sexuel.