Jérôme Marbot, le socialiste, remporte les élections municipales 2026 à Pau en battant François Bayrou

Jérôme Marbot, le socialiste, remporte les élections municipales 2026 à Pau en battant François Bayrou

24.03.2026 07:07
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Un bouleversement politique a eu lieu à Pau, où François Bayrou, maire depuis 2014, a été battu au second tour des municipales de 2026 par Jérôme Marbot, un socialiste relativement inconnu mais au lien fort avec la ville, rapporte TopTribune.

Né à Pau il y a 49 ans, Jérôme Marbot a grandi dans la ville avant de devenir avocat spécialisé en droit public et en droit de l’environnement après avoir poursuivi ses études à Paris. C’est en revenant dans sa ville natale qu’il commence à se faire un nom dans les prétoires administratifs.

Maire adjoint de Pau dès 2008

Sa carrière politique débute en 2008, alors qu’il devient maire adjoint de Pau sous Martine Lignères-Cassou (PS). À ce poste, il est en charge des coopérations internationales, de la filière équine, qui est importante pour la région, et du quartier Pau-Sud.

Malgré une première expérience politique, il subit une défaite en 2014 face à Bayrou, qui accède à la mairie pour la première fois. Jérôme Marbot reste conseiller municipal d’opposition et critique assidument le « centre mou » de l’ancien Premier ministre. En 2020, il se présente à nouveau à la mairie, avec une défaite moins marquée que lors de son premier essai.

2026, l’année de la victoire

En 2026, Marbot parvient à rassembler les socialistes, les écologistes, Place publique et le Parti communiste derrière sa candidature, tout en tenant à distance La France insoumise pour conserver un soutien dans une ville à l’électorat modéré. Confronté à une marque Bayrou de 12 ans et à un adversaire considéré comme affaibli nationalement, il mise sur le renouvellement local.

Lors du débat d’entre-deux-tours, il critique sans relâche le bilan de Bayrou, dénonçant une insuffisance de logements sociaux, une dégradation du centre-ville et le manque de projets structurants pour les jeunes. Il martèle que « Pau mérite mieux qu’un maire fantôme », reprochant à son adversaire ses absences répétées dues à ses fonctions nationales.

Avec une majorité relative, Jérôme Marbot, un semblable de 78 000 habitants, prend la tête de la ville. Dans son premier discours après les résultats, il déclare sobrement : « C’est l’espoir qui l’a emporté sur la résignation. Nous allons travailler pour tous les Palois, sans exception. »

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