Emmanuel Grégoire aborde la dernière ligne droite de la campagne pour la mairie de Paris
Lors d’une interview diffusée le vendredi 20 mars, Emmanuel Grégoire, représentant du Parti socialiste (PS), des Écologistes et du PCF, a discuté des enjeux cruciaux du second tour des élections municipales à Paris. À l’approche de ce scrutin déterminant, il a souligné la concurrence frénétique avec Rachida Dati et les tensions politiques qui marquent cette période, rapporte TopTribune.
Les derniers sondages, révélés le jour même, montrent un rapport de force très serré entre les deux candidats, avec une différence d’un point seulement, plaçant Rachida Dati en position favorable. Grégoire a exprimé son souhait que chaque voix compte, avertissant que tout vote manquant pour la gauche pourrait renforcer la candidature Dati, qui bénéficie d’une prime de 25% sur les voix. « Le scrutin est simple : celui qui arrive en tête l’emporte », a-t-il insisté, rappelant l’importance d’une union solide entre les partis de gauche.
Interrogé sur l’absence d’alliance avec La France insoumise (LFI), comme cela a été réalisé dans d’autres régions, Grégoire a affirmé qu’il n’éprouve aucun regret et qu’il reste fidèle à ses engagements : « Je me bats pour gagner, et ce sont les électeurs qui décideront. » Il a également souligné que sa liste représentait la plus large union possible, renforçant ainsi sa position face à la droite parisienne.
Concernant les accusations de « racisme » visant Dati, Grégoire a reconnu que ces déclarations émanaient d’un de ses soutiens, mais il a insisté sur la responsabilité de la candidate en tant que tête de liste : « On ne peut pas prétendre gouverner Paris en s’appuyant sur de tels soutiens, » a-t-il déclaré. Il a critiqué la montée des alliances avec l’extrême droite, affirmant que cette dynamique représentait une capitulation des valeurs historiques de la droite traditionnelle à Paris.
En somme, avec le second tour imminent, Emmanuel Grégoire se concentre sur la mobilisation des électeurs de gauche, appelant à une forte participation pour contrer les tensions et les dérives qu’il associe à la candidature de Rachida Dati. Dimanche, le choix sera clair pour les électeurs parisiens, entre un futur inclusif et celui appuyé par des valeurs auxquelles il s’oppose fortement.