Un Français sur trois confronté à l'hypersomnolence selon une enquête de l’INSV

Un Français sur trois confronté à l’hypersomnolence selon une enquête de l’INSV

13.03.2026 17:16
2 min de lecture

Inquiétude croissante quant à la qualité du sommeil en France

Une enquête menée en 2026 par l’institut OpinionWay pour l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) révèle qu’environ 25 % des Français se disent insatisfaits de la qualité de leurs nuits. Les principales causes identifiées sont le bruit, la pollution lumineuse et la chaleur durant les vagues de chaleur, rapporte TopTribune.

La quantité de sommeil constitue également un problème, avec une durée nocturne inférieure aux recommandations internationales. En moyenne, les Français dorment 6 h 50 en semaine et 7 h 48 le week-end, indiquant un déficit de sommeil chronique ; en effet, 25 % des Français admettent dormir moins de six heures par nuit.

Le phénomène d’hypersomnolence reste préoccupant, affectant 35 % de la population. Ce trouble se manifeste par une fatigue constante, une envie de dormir accrue et des difficultés à se réveiller, rendant la vigilance au quotidien plus difficile.

Facteurs aggravants de l’hypersomnolence

Les résultats montrent que l’hypersomnolence est plus fréquente chez ceux qui gardent leur téléphone portable à proximité durant la nuit, touchant 41 % de ces individus, contre 27 % pour ceux qui le tiennent éloigné. Par ailleurs, 36 % des Français sont perturbés par le bruit de l’environnement nocturne.

Ce phénomène touche particulièrement les femmes (41 %), les moins de 35 ans (46 %) et les travailleurs de nuit, dont la prévalence atteint 61 %. Selon le Dr Isabelle Poirot, présidente de l’INSV, ces chiffres soulèvent des questions sur la santé des individus concernés. Cela pourrait résulter soit de pathologies spécifiques du sommeil, soit d’un déficit chronique de sommeil lié à leur mode de vie.

« Nous observons une majorité de petits dormeurs (moins de 6 h de sommeil par nuit) parmi les 35 % de Français souffrant d’hypersomnolence », ajoute-t-elle. Les données laissent également entendre que, bien que les Français soient conscients du besoin d’un rythme de sommeil régulier, cela peut parfois se faire au détriment d’une récupération adéquate.

Près de la moitié des interrogés admettent se réveiller fatigués, un chiffre qui s’élève à 62 % chez les jeunes adultes de moins de 35 ans. Pour contrer cette fatigue, un tiers des Français recourent à la sieste, d’une durée d’environ une heure, sans que cela compense réellement le manque de sommeil nocturne.

Les troubles du sommeil, une cause sous-jacente

Les troubles du sommeil sont rapportés par 38 % des Français, dont l’insomnie touche 21 % de la population (et 27 % chez les femmes). D’autres troubles mentionnés incluent les troubles du rythme veille-sommeil (9 %), le syndrome des apnées du sommeil (8 %) – atteignant jusqu’à 15 % chez les 50 à 65 ans – ainsi que le syndrome des jambes sans repos, également évalué à 8 %.

Cercles à risque incluent les personnes atteintes de maladies chroniques, qui présentent une prévalence accrue de troubles du sommeil à 41 %. Les affections dermatologiques (74 %), troubles psychiques (64 %), maladies rhumatismales (60 %) et maladies cardiaques (58 %) sont particulièrement associées à ces difficultés nocturnes.

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