Les prix des carburants en France atteignent des sommets face à la crise au Moyen-Orient
En France, les prix à la pompe s’élèvent à près de 2 euros le litre au mercredi 11 mars, tous carburants confondus. Cette hausse des prix s’explique par la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, rapporte TopTribune.
Selon les données fournies par l’Agence Radio France, le prix moyen du sans-plomb 95 a grimpé à 1,98 euro ce mercredi à 9 heures, en hausse par rapport à 1,88 euro enregistrés lundi matin. Pour le gazole, le prix moyen est désormais de 2,04 euros, contre 1,99 euro au début de la semaine. Ces prix proviennent de 5 709 stations-service pour le gazole et de 1 286 pour le sans-plomb 95, représentant une fraction des stations françaises.
La situation est d’autant plus alarmante qu’en date du 27 février, juste avant les frappes israélo-américaines en Iran, le prix des carburants était d’environ 1,72 euro le litre, enregistrant une hausse de 30 centimes en l’espace de quelques semaines. Malgré les efforts du gouvernement pour contrôler les hausses, le prix du gazole a atteint jusqu’à 2,6 euros dans une station de Lille, tandis que près de 4 100 stations affichent des tarifs supérieurs à 2 euros.
Les prix les plus bas pour le gazole se situent autour de 1,99 euro. Du côté du SP95, le prix frôle les 2,3 euros dans une station de Marck, avec plus de 100 stations dépassant la barre des 2 euros. Les tarifs les plus accessibles sont de 1,91 euro à Lyon et Dax. Les prix sont mis à jour quotidiennement sur les plateformes gouvernementales.
Pour sa part, le gouvernement français a procédé à des contrôles dans 513 stations-service. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé que 5 % des établissements inspectés ont été soumis à des mesures correctives et répressives, avec des amendes pouvant atteindre jusqu’à 300 000 euros en cas de récidive. Parallèlement, Michel-Édouard Leclerc a annoncé des baisses temporaires de 0,30 euro dans plusieurs enseignes comme Leclerc, Système U, Intermarchés et Carrefour afin d’atténuer l’impact de cette crise sur les consommateurs.