Concernant la fermeture des écoles publiques en France, un appel à l’action est lancé
Grégoire Ensel, vice-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves, met en garde contre la fermeture des écoles publiques sur le territoire national et ses répercussions sur les élèves, leurs familles, le personnel éducatif et les collectivités locales, rapporte TopTribune.
À cinq jours des élections municipales, un bilan est établi sur les enjeux de ce scrutin. Selon les données, plus de 17 000 établissements ont disparu au cours des quarante dernières années. Actuellement, le nombre d’écoles publiques est passé de 60 059 en 1985 à 42 443 en 2025, une tendance qui touche la majorité des départements français.
« Un vertige », déclare Ensel : « chaque fermeture d’école impacte dramatiquement le tissu communautaire d’un quartier ou d’un village. » Il souligne l’importance de trouver des solutions collectives pour stopper cette spirale de fermetures, qui perdure depuis des décennies.
Les analyses montrent que les zones rurales sont particulièrement touchées. Ensel affirme que des disparités significatives persistent entre les régions, avec des fermetures plus fréquentes dans le Nord-Est, en Normandie, dans le Massif central et le Sud-Ouest. « Ces disparités sont à combattre, car lorsque le maillage scolaire se dégrade, cela complique la vie des familles, augmente les distances à parcourir pour les enfants et nuit au bon fonctionnement des communes. »
Ensel met également en lumière la difficulté logistique pour les familles et les conséquences pour l’emploi local, avec des enseignants déplacés vers des écoles plus éloignées. Il insiste sur le fait qu’il est impératif de préserver les établissements scolaires, même avec un faible effectif, en prenant exemple sur la Corée du Sud, qui fait face à une baisse démographique similaire.
Il conclut que la fermeture d’écoles compromet non seulement l’éducation, mais aussi le vivre-ensemble. Des bâtiments scolaires pourraient se libérer dans les années à venir, laissant place à une montée de l’enseignement privé, posant ainsi des questions fondamentales sur l’égalité et l’accessibilité de l’éducation publique en France.