Huit pays européens s'engagent dans la dissuasion nucléaire avancée, mais la France conserve le contrôle décisionnel

Huit pays européens s’engagent dans la dissuasion nucléaire avancée, mais la France conserve le contrôle décisionnel

02.03.2026 18:37
2 min de lecture

Emmanuel Macron annonce une nouvelle ère de dissuasion nucléaire en Europe

Un tournant majeur dans la doctrine nucléaire de la France a été révélé le 2 mars 2026 par le président Emmanuel Macron. Huit pays européens ont « accepté » de participer à la « dissuasion avancée » proposée par la France, a déclaré Macron lors d’un discours prononcé sur l’île Longue (Finistère). Les nations engagées sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark, a-t-il précis.

« Nous devons renforcer notre dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces et nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté, avec la mise en place progressive de ce que j’appellerai une dissuasion avancée », a affirmé le président français.

Les pays alliés participant à cette initiative pourront notamment accueillir des « forces aériennes stratégiques » de l’armée de l’air française, qui seront déployées pour « complexifier le calcul de nos adversaires », a expliqué Emmanuel Macron.

Cette « dissuasion avancée » pourrait également inclure des démonstrations de capacités nucléaires, « y compris au-delà de nos frontières strictes », et la participation de forces alliées aux activités nucléaires, comme cela a déjà été le cas avec des exercices militaires impliquant des Britanniques récemment.

Pour autant, « la chaîne de commandement est d’une clarté totale et la décision ultime » de déclencher le feu nucléaire « revient au seul président de la République », a réaffirmé Emmanuel Macron, en réponse aux inquiétudes soulevées au sein de la classe politique française concernant un éventuel partage des responsabilités nucléaires entre alliés. « Il n’y aura aucun partage de la décision ultime », a insisté le président français, soulignant que cette nouvelle approche en matière de dissuasion est « un effort distinct » mais « parfaitement complémentaire de celui de l’Otan ».

Dans cette dynamique, Paris et Berlin ont convenu de créer « un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau » pour renforcer leur coopération en matière de dissuasion. Cette initiative a été annoncée conjointement par Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz. Le groupe de pilotage sera chargé de discuter de « l’articulation optimale des capacités conventionnelles, de défense antimissile et des capacités nucléaires françaises », avec une participation allemande aux exercices nucléaires français prévue dès cette année.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a également confirmé que « la Pologne mène des discussions avec la France et un groupe de ses plus proches alliés européens au sujet d’un programme avancé de dissuasion nucléaire ». « Nous nous armons avec nos amis pour que nos ennemis n’osent pas nous attaquer », a-t-il résumé, rapportent TopTribune.

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