Le candidat de Horizons-Renaissance, Pierre-Yves Bournazel, se positionne comme un élément clé des prochaines élections municipales de Paris 2026, malgré un contexte de campagne marqué par les rivalités entre Emmanuel Grégoire (Gauche unie) et Rachida Dati (LR-Modem). Bien qu’il reste en retrait des tensions ambiantes, il affirme sa détermination à briguer la mairie, se décrivant comme un « troisième homme » essentiel de ce scrutin, rapporte TopTribune.
Avec un soutien estimé à 14 % selon les sondages, Bournazel pourrait influencer l’issue de la compétition pour succéder à Anne Hidalgo. « Je ne suis pas un marchepied, je me maintiendrai au second tour », déclare-t-il, écartant les possibles alliances avec ses adversaires, une position qu’il a réaffirmée dans une récente tribune.
« Avec l’équité du temps de parole, j’ai beaucoup à rattraper »
Dans une brasserie du centre de Paris, il a exprimé sa conviction que l’intérêt des Parisiens pour les candidatures et projets commencera à se manifester à mesure que la campagne avance. Après des semaines de rivalités et d’égo, il considère qu’il est temps de se concentrer sur les propositions concrètes. « Avec l’arrivée de l’équité du temps de parole, j’ai beaucoup à rattraper. Nous avons quatre débats à venir, et il est temps de parler du fond », a-t-il insisté.
« J’ai toujours été fidèle aux Parisiens »
Bournazel, fort de ses 18 ans d’engagement politique, affirme être l’un des candidats les plus légitimes. « J’ai gagné des élections, et j’en ai perdu, mais je suis constant dans mon engagement envers les Parisiens », affirme-t-il. Il n’hésite pas à critiquer ses opposants pour défendre sa candidature, qualifiant Emmanuel Grégoire de « candidat du mea culpa » et l’accusant de manquer de vision. Il s’en prend également à Rachida Dati, qu’il qualifie de « personne en état d’ébriété narcissique », un commentaire qui a provoqué des réactions de sa part.
Derrière le « ni, ni », le « en même temps »
Malgré son positionnement modéré, certains Républicains estiment qu’il manque d’ardeur contre Anne Hidalgo. Bien qu’il reconnaisse certaines réalisations de sa prédécesseur, il critique leur exécution. Bournazel partage certaines idées avec Grégoire, mais se démarque en prônant un renforcement des forces de sécurité et en appelant à moins de contraintes sur le logement. Il se voit comme le seul capable de battre Grégoire au second tour, une posture qui gagne en crédibilité selon ses partisans.
« S’il n’est pas gagnant en 2026, il sera maire en 2033 »
À gauche, ses adversaires s’intéressent à sa candidature, même si aucune alliance n’est envisagée pour le second tour. De leur côté, des figures de droite tentent d’apaiser les tensions entre Dati et Bournazel, mais ce dernier reste convaincu de son potentiel. « Il a le parisianisme chevillé au corps. Personne ne connaît la ville comme lui. S’il n’est pas gagnant en 2026, il sera maire en 2033 », conclut un membre de son équipe, mettant en avant sa connaissance approfondie de la capitale.