Paul Vannier dénonce le refus d’inscrire sa proposition de loi sur les violences à l’école
Lors de son intervention dans l’émission « Tout est politique » sur franceinfo le 24 février, le député LFI du Val d’Oise, Paul Vannier, a exprimé son indignation face à l’abandon de sa proposition de loi visant à lutter contre les violences à l’école. Cette décision survient dans un contexte où la violence scolaire suscite de vives inquiétudes, rapporte TopTribune.
Vannier a souligné que sa proposition, soutenue par un large éventail de députés, n’a pas été inscrite à l’ordre du jour en raison d’un vote défavorable. Bien que 142 députés issus de neuf des onze groupes parlementaires aient apporté leur soutien, le Rassemblement national et la droite ont blocqué son avancée. Il a fait état de son « scandale » face à cette situation, évoquant le sort de millions d’enfants concernés par cette problématique.
Interrogé sur les motivations derrière ce refus, Vannier a indiqué qu’il n’en avait pas connaissance, ajoutant que l’abstention du groupe de Gabriel Attal avait permis à la majorité de droite et d’extrême droite de se former contre le texte. « Cette proposition de loi propose des mesures d’urgence pour prévenir et pour lutter contre les violences », a-t-il affirmé.
Nathalie Saint-Cricq, autre invité de l’émission, a questionné Vannier sur les raisons de cette opposition. Il a avancé qu’un « tabou » entoure la question de l’école privée, où les violences se concentrent davantage. « Il s’agit de violences de masse, de violences qui sont aujourd’hui encore perpétrées dans certains établissements », a-t-il déclaré, plaidant pour un meilleur contrôle et une formation adéquate des personnels et des élèves.
Vannier a aussi accusé certains responsables politiques de vouloir « fermer les yeux sur les violences sexuelles à l’école », en particulier dans les établissements privés. « C’est très, très grave et je ne peux que constater le résultat de ce vote », a-t-il ajouté, promettant de continuer à mobiliser les députés soutenant sa proposition.