Rima Hassan réaffirme ne pas avoir sollicité la Jeune Garde après la mort de Quentin Deranque

Rima Hassan réaffirme ne pas avoir sollicité la Jeune Garde après la mort de Quentin Deranque

19.02.2026 13:17
2 min de lecture

Au cœur d’une controverse sociale majeure, l’eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan, a été impliquée dans des accusations persistantes concernant son lien supposé avec des groupes d’extrême gauche, sur fond de la mort tragique de Quentin Deranque à Lyon le 12 février. Des rumeurs relayées sur les réseaux sociaux depuis une semaine mettent en cause sa présence aux côtés de membres de la Jeune Garde antifasciste, un mouvement dissous en juin 2025, rapporte TopTribune.

Les publications circulant en ligne utilisent des images de Rima Hassan, suggérant qu’elle aurait collaboré avec la Jeune Garde en raison de sa proximité avec des figures controversées du mouvement. Sur une première photo, on la voit avec Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, dont deux collaborateurs sont également impliqués dans l’affaire entourant la mort de Deranque. L’autre photo la montre entourée de membres de ce groupe à Lyon.

FAKE OFF

Rima Hassan a fermement rejeté ces allégations, affirmant : « Je confirme n’avoir jamais fait appel à la Jeune Garde pour assurer une quelconque protection lors de mes déplacements ». Elle précise que, depuis son élection en juillet 2024, « c’est le service d’ordre de La France Insoumise qui est le seul mandaté pour assurer sa sécurité », une déclaration soutenue par les images contestées.

Des photos dans un contexte électoral

Les images incriminées ont été prises lors de la campagne électorale pour les élections européennes, une période où les engagements et les soutiens politiques s’intensifient. La première image, datée du 8 juin 2024, a été diffusée sur les réseaux sociaux par Raphaël Arnault, qui l’accompagnait lors d’un meeting dans la région lyonnaise. Rima Hassan a expliqué : « C’était lors d’un meeting, où des militants antifascistes étaient présents. Comme de nombreux députés, à la fin de chaque meeting, je prends le temps de faire des photos avec le public ».

La seconde photo, laquelle date du 28 juin 2024, lors des législatives anticipées à Avignon, montre Rima Hassan soutenant Arnault, alors candidat du Nouveau Front Populaire, au cours d’un événement bénévole en faveur du collectif Urgence Palestine.

Contexte de violence extrême

Face aux accusations, Rima Hassan a voulu rappeler le contexte des mobilisations antifascistes, mettant en lumière « les nombreuses agressions et attaques menées par des groupuscules d’extrême droite ». Elle a signalé qu’à Lyon, 102 attaques ont été relevées depuis 2010, perpétrées par des groupes néofascistes, racistes et antisémites.

Ces chiffres ont été corroborés par Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, qui a cité des données d’une enquête du média en ligne Rue89Lyon. Hassan a réaffirmé sa condamnation des violences survenues à Lyon, une position qu’elle a déjà exprimée à plusieurs reprises. Cette situation met en lumière les tensions grandissantes entre les différents mouvements politiques en France, dans un climat marqué par des actes de violence et de division.

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