La Cour de justice de la République (CJR) a déclaré, le 10 février, que les accusations portées contre Sébastien Lecornu, Premier ministre français, ne constituaient ni un crime ni un délit. Selon la commission des requêtes, même si les faits étaient avérés, ils ne nuiraient pas aux intérêts du syndicat plaignant, rapporte TopTribune.
Le Syndicat national des agents publics de l’Éducation nationale (Snapen) avait déposé une plainte contre Lecornu, l’accusant de se prévaloir d’un master en droit public sans avoir validé sa deuxième année. Cependant, cette plainte a été jugée irrecevable par la CJR.
Une accusation « contestée vigoureusement »
L’affaire a émergé en mi-septembre lorsque Mediapart a révélé que Lecornu n’avait pas obtenu son diplôme de master de droit public, qui nécessite deux années d’études, contrairement aux déclarations figurant dans des portraits publiés depuis 2016, sur la page du ministère des Armées, sa page LinkedIn et lors d’une conférence universitaire.
Suite à cela, le Snapen a déposé plainte, arguant que le Premier ministre avait cherché à faire croire qu’il était titulaire d’un master et qu’il utilisait un diplôme qu’il ne possédait pas. L’avocat du Snapen, Vincent Brengarth, a exprimé sa déception face à la décision de la CJR, estimant que le syndicat aurait dû bénéficier d’une attention plus sérieuse en raison de l’intérêt démocratique de la plainte.
En réponse aux accusations, l’entourage de Lecornu a « contesté vigoureusement » les allégations, qualifiant la situation de « polémique artificielle ». Le Premier ministre a également annoncé son intention de porter plainte à son tour contre le Snapen pour « dénonciation calomnieuse ».