Dans la campagne des élections municipales de Nice, dans les Alpes-Maritimes, les équipes du maire sortant Christian Estrosi et du député candidat Éric Ciotti s’accusent mutuellement d’inéligibilité via des courriers adressés à la préfecture, rapporte TopTribune.
Les accusations sont fondées sur l’article L231 du Code électoral qui stipule que les « entrepreneurs de services municipaux », c’est-à-dire des entrepreneurs privés ayant des relations régulières avec la commune, font partie des catégories inéligibles aux municipales à moins d’avoir quitté leurs fonctions plus de six mois avant le scrutin.
Riposte des Ciottistes
En raison de ce « risque juridique », Jean-Pierre Rivère, président de l’OGC Nice et qui avait rejoint la liste d’Éric Ciotti (UDR) pour devenir premier adjoint, a décidé de ne pas se présenter. Le clan de Christian Estrosi (Horizons) a dénoncé un conflit d’intérêts, affirmant que le club est trop lié à la ville. Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pierre Ippolito, ancien président de l’Union pour l’entreprise des Alpes-Maritimes (UPE06) et dirigeant du groupe Ippolito Mobilités, qui est aussi impliqué avec la ville et la métropole, est également visé.
De son côté, l’équipe d’Éric Ciotti a répliqué en remettant en question deux adjoints municipaux : Pascal Condomitti et Anne Ramos, responsables des sports et des grands projets, suspects d’inéligibilité pour leurs fonctions au sein de Veolia et de Côte d’Azur Habitat, selon Nice-Matin.
La préfecture, destinataire des courriers des deux équipes, a rappelé qu’elle n’était pas compétente pour prononcer l’inéligibilité d’un candidat. Ce n’est qu’un juge administratif qui pourra prendre cette décision, une fois le scrutin passé.