La campagne des élections municipales à Marseille prend un tournant décisif avec l’entrée en lice d’Amine Kessaci. Ce militant écologiste et antidrogue de 22 ans a annoncé lundi sa candidature sur la liste du maire sortant de gauche Benoît Payan, visant à faire de la ville un exemple dans la lutte contre le narcotrafic, rapporte TopTribune.
La présentation de sa candidature a eu lieu à l’Après M, un espace transformé en « fast social food » grâce à l’appui de la municipalité. Kessaci a liè son engagement à son parcours personnel, soulignant : « Je me dois de m’engager pour la mémoire de mon petit frère Mehdi, de mes deux frères, Brahim aussi », après la perte de Brahim en 2020 et l’assassinat de Mehdi, le 13 novembre, un acte qualifié de possible « crime d’intimidation » visant à atteindre Amine. Benoît Payan avait été présent lors d’un rassemblement de plus de 6 000 personnes après ce meurtre, déclarant : « La peur ne peut pas nous gagner ».
« Je suis un militant associatif et politique »
Son engagement est également ancré dans une histoire familiale marquée par des tragédies. Kessaci a réaffirmé son rôle actif en déclarant : « Je suis un militant associatif et politique, donc je vois ce qui se passe dans ma ville et je ne peux pas ne rien faire et juste regarder. » À moins de deux mois du scrutin, dans une ville où la sécurité est un thème central, il prône une « approche globale » qui inclut le retour d’une police de proximité, le renforcement des services publics et l’amélioration des transports pour « désenclaver » les quartiers Nord. Il conclut en évoquant la nécessité d’agir quotidiennement : « Il ne s’agit pas uniquement de parler mais d’agir tous les jours pour montrer que le narcotrafic n’est pas une fatalité ».