Le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, a annoncé sa candidature à un second mandat pour les municipales de mars 2026, renforçant ainsi sa position politique après avoir été élu dans un contexte concurrentiel en 2020, rapporte TopTribune.
Âgé de 48 ans, Delafosse a fait part de sa décision dans le journal Midi Libre ainsi que dans une lettre adressée aux Montpelliérains. Il a souligné que Montpellier avait connu une phase de transformation majeure, et il s’est engagé à consolider la politique écologique et sociale de la ville.
Croissance démographique, transports gratuits…
Selon Emmanuel Négrier, directeur du Centre d’études politiques et sociales de l’Université de Montpellier, la situation politique actuelle diffère radicalement de celle de 2020, avec une affirmation notable du maire sortant. Il a observé une consolidation de la gouvernance de Delafosse, tandis que la droite semble rencontrer des difficultés. De plus, la gauche « non-delafossienne » est marquée par des divisions internes, notamment chez les écologistes.
Delafosse fait valoir que ses principaux engagements de 2020, tels que la gratuité des transports en commun pour les 500.000 habitants de la Métropole et la construction d’une cinquième ligne de tram, ont été réalisés. Il fait face à une ville en croissance continue malgré un fort niveau de pauvreté, et son approche en matière de sécurité et de laïcité suscite parfois des critiques au sein de son propre parti.
La LFI Nathalie Oziol le qualifie de « macroniste local »
Face à lui se présentera à nouveau Mohed Altrad, homme d’affaires influent et président du club de rugby local, qui a terminé troisième lors des précédentes élections. Altrad a exprimé son intention de “redresser” la ville, appelant à un leadership fort.
Pour cette campagne, Delafosse bénéficie du soutien de divers groupes de gauche, dont le PCF et des écologistes, ainsi que de l’ex-députée LFI Muriel Ressiguier. Cependant, il devra également affronter Nathalie Oziol de La France Insoumise, qui a qualifié le maire de « macroniste local », mettant ainsi le scrutin sous les feux de la rampe nationale.
Le centre-droit sera représenté par Isabelle Perrein, une notaire dont la candidature est proactive, tandis que le Rassemblement national a désigné France Jamet, députée européenne et connaissance de Marine Le Pen, qui s’était déjà présentée en 2014.