Dîner de Noël : une dépense souvent imprévue.

Dîner de Noël : une dépense souvent imprévue.

12.12.2025 12:16
3 min de lecture

La préparation des repas, les illuminations festives et le chauffage engendrent une augmentation significative de la consommation énergétique, faisant de décembre l’un des mois les plus coûteux pour les ménage. Cela ne se limite pas à l’augmentation des prix des denrées alimentaires, mais inclut également un bond dans les factures d’électricité, rapporte TopTribune.

Un repas de Noël énergivore par nature

Bien que le coût du repas de Noël soit souvent prévu dans le budget des ménages, le financement énergétique lié à sa préparation est généralement négligé. Selon une étude menée par LeLynx.fr, les dépenses énergétiques pendant les fêtes peuvent occasionner une hausse moyenne de 20 € sur la facture mensuelle, soit une augmentation de 5% par rapport à un mois d’hiver standard tel que janvier.

Cette augmentation est le résultat d’une concentration des usages. Le 24 décembre affiche un coût énergétique supérieur de près de 29% à celui d’une journée habituelle, et 48 heures de célébrations peuvent entraîner jusqu’à 24 € de dépenses additionnelles.

La cuisine est le principal responsable de cette surconsommation. Selon des estimations, « la plaque de cuisson représente 17% de la consommation électrique du 24 décembre avec environ cinq heures d’utilisation ». Le four, largement sollicité pour les plats de fête, voit son utilisation doubler en décembre par rapport à un mois classique, avec un coût estimé à 10 € contre 5 € en temps normal.

Les éclairages festifs : un coût souvent sous-estimé

Les décorations de Noël, indispensables aux traditions festives, ont un impact énergétique qui est souvent négligé. Pourtant, « quatre guirlandes lumineuses extérieure peuvent induire 6 € de coût supplémentaire sur la facture électrique de décembre », comme l’indique LeLynx.fr. Ce montant peut dépasser celui de certains appareils électroménagers courants, tels que les lave-vaisselle ou réfrigérateurs.

Dans des régions où les illuminations jouent un rôle crucial, l’impact est d’autant plus significatif. « En Alsace, l’usage de guirlandes lumineuses extérieures peut représenter jusqu’à 8% du coût électrique total des appareils électroménagers durant décembre », précise l’étude.

En résumé, la consommation électrique en décembre est de 20 € supérieure à celle d’un mois d’hiver classique, un écart directement lié aux activités festives et à l’utilisation simultanée d’un plus grand nombre d’équipements.

Le chauffage et les appareils : une combinaison coûteuse

Le chauffage contribue également de manière significative à l’augmentation des dépenses en décembre. Comme le rappelle LeLynx.fr, « se chauffer à l’électricité coûte en moyenne 75% plus cher que le gaz ». Pour un foyer qui consomme beaucoup d’énergie, le surplus peut dépasser 170 € par mois, ce qui représente plus de 2.040 € par an.

De plus, l’utilisation fréquente d’appareils électroménagers augmente également cette facture. « La plaque de cuisson peut représenter plus de 10% de la facture mensuelle, soit environ 28 €, lorsque deux feux à induction sont utilisés chaque jour à pleine puissance pendant plus d’une heure », indiquent les experts.

Daniel Mata Alsdorf, directeur Énergie de LeLynx.fr, met en avant le caractère cumulatif de ces usages : « On ne réalise pas à quel point l’impact énergétique de quelques guirlandes ou d’un four utilisé toute la journée peut être élevé. Savoir gérer sa consommation et l’optimiser par des gestes simples permet de préserver son budget tout en respectant les traditions. »

Limiter les dépenses sans sacrifier les festivités

Pour atténuer ces constats, plusieurs solutions peuvent aider à réduire le coût énergétique du repas de Noël tout en préservant l’esprit des célébrations. D’abord, l’éclairage est un axe crucial. « Remplacer les ampoules incandescentes, qui consomment 8 à 10 fois plus d’énergie, par des modèles LED permettrait d’économiser environ 50 € par an pour les foyers très éclairés », souligne LeLynx.fr.

Ensuite, le choix du mode de chauffage est déterminant. Lorsque cela est possible, utiliser le gaz ou une cheminée existante contribue à limiter les hausses de coût tout en maintenant une atmosphère chaleureuse sans augmenter le thermostat.

Enfin, « comparer les contrats d’énergie est un levier essentiel », rappelle LeLynx.fr. Selon le comparateur, des offres pouvant aller jusqu’à 20% moins chères que le Tarif Réglementé de Vente d’EDF permettent d’économiser environ 335 € par an pour un foyer chauffé à l’électricité, et 80 € par an pour un chauffage au gaz.

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