Édouard Philippe critiqué par des soutiens de Lecornu sur le budget de la Sécurité sociale

Édouard Philippe critiqué par des soutiens de Lecornu sur le budget de la Sécurité sociale

07.12.2025 03:57
2 min de lecture

Les critiques formulées par Édouard Philippe concernant le projet de budget de la Sécurité sociale suscitent une réaction forte d’Agnès Pannier-Runacher. L’ancienne ministre macroniste déclare qu’elle « ne comprend plus » l’ancien Premier ministre, dénonçant ses prises de position comme « totalement décalées » par rapport au budget de la Sécu, rapporte TopTribune.

Philippe a provoqué un vif débat mardi en annonçant que, « en l’état », son parti Horizons ne soutiendrait pas le projet de budget de la Sécu pour 2026. Cette décision pourrait compromettre l’adoption du texte, malgré les concessions accordées au Parti socialiste, dont la suspension de la réforme des retraites.

Des divisions jusqu’au sein de Horizons

Agnès Pannier-Runacher a exprimé sur France Info son désaccord, indiquant : « Je trouve que ses prises de position sont totalement décalées avec l’esprit de responsabilité qu’on est en droit d’attendre aujourd’hui d’un responsable politique qui prétend être candidat à la présidentielle. Je ne comprends plus Edouard Philippe […] Je ne suis pas certaine d’être la seule à le constater parmi les députés d’Horizons. »

En effet, la division au sein d’Horizons est manifeste, avec un vote vendredi sur la partie recettes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, où quatre membres ont voté pour et quinze se sont abstenus.

Sur Radio J, Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général d’Horizons, a soutenu la « cohérence » d’Édouard Philippe. « Il n’est pas possible de voter un texte contraire à nos engagements et qui prévoit la suspension de la réforme des retraites, des augmentations d’impôts ainsi que des dépenses supplémentaires », a-t-il affirmé, incitant Sébastien Lecornu à recourir au 49.3 pour faire adopter le budget.

Les tacles d’Attal et de Bertrand

Les critiques à l’encontre d’Édouard Philippe ne se limitent pas à Pannier-Runacher. Gabriel Attal, chef du parti Renaissance, lui a recommandé de garder son « sang-froid » et ses « nerfs solides ». La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a également exhorté à laisser le débat parlementaire suivre son cours. De son côté, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, a accusé Philippe d’animer « une sorte de vengeance personnelle » et lui a recommandé d’arrêter de régler ses comptes avec Emmanuel Macron.

Depuis son départ de Matignon le 3 juillet 2020, la rupture entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe était déjà palpable, mais elle a pris de l’ampleur en octobre, lorsque l’ancien Premier ministre a appelé à une « élection présidentielle anticipée » en pleine crise politique.

Philippe, qui est un candidat déclaré pour 2027, continue de dominer les sondages au sein du camp macroniste, malgré une légère baisse, tout en restant loin derrière le Rassemblement national au premier tour.

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