Sébastien Lecornu promet une prime de 500 euros et un "méga-décret" aux maires de France

Sébastien Lecornu promet une prime de 500 euros et un « méga-décret » aux maires de France

20.11.2025 17:56
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Ce jeudi 20 novembre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis une prime « régalienne » de 500 euros par an aux maires lors du Congrès des maires de France à Paris, ainsi qu’un « méga-décret » visant à simplifier les normes administratives, qui devrait être publié d’ici Noël, rapporte TopTribune.

L’encouragement à reconnaître le rôle des maires

Devant une assemblée d’édiles venus de toute la France, le Premier ministre a annoncé qu’il avait demandé à ses ministres de travailler à l’établissement d’une prime régalienne de 500 euros par an pour chaque maire, quelle que soit la taille de la commune.

« Nous ne pouvons pas demander aux maires et agents de l’État de prendre sans cesse plus de risques sans voir ce risque reconnu », a-t-il déclaré, en réponse à l’augmentation des violences envers les élus locaux, ce qui a été diffusé en direct sur la chaîne d’information BFM Business.

Il s’agit de sécuriser (la) capacité (du maire) à prendre un certain nombre d’actes au nom de l’État.

Sébastien Lecornu

La France compte environ 35 000 communes, ce qui évalue le coût de cette mesure à environ 17,5 millions d’euros.

Un mandat municipal simplifié en perspective

À quelques mois des élections municipales, Sébastien Lecornu a promis de « supprimer, élaguer la plupart des normes réglementaires » imposées par le gouvernement, certaines d’entre elles relevant de la protection de l’environnement.

Il a cité des exemples de décrets qu’il juge « surréalistes », tels que la vidange des piscines et les règles concernant le chauffage dans les bâtiments publics. « Leur mise en œuvre est déconnectée des réalités » du mandat municipal, a-t-il précisé, lui-même ancien maire de Vernon (Eure).

Le Premier ministre prévoit d’attaquer une centaine de normes entre décembre et février 2026, afin que « le début du prochain mandat municipal puisse se faire dans la plus grande simplicité ».

Le choix d’actionner un « méga-décret » a été justifié par le « désordre politique » observé au Parlement. « Je ne vois pas beaucoup de progrès social qui peut sortir du désordre politique », a-t-il déploré, ajoutant que peu d’avancées seraient possibles pour les collectivités territoriales dans ce contexte difficile.

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