Une enquête menée par l’Association des maires de France, en collaboration avec le Cevipof et Sciences Po, révèle que malgré un contexte difficile marqué par des démissions records, une majorité de maires envisage de se représenter en 2026. En effet, 58 % des maires expriment leur volonté de continuer, contre 49 % en octobre 2019, une augmentation significative de près de 10 points, rapporte TopTribune.
Martial Foucault, professeur à Sciences Po et co-auteur de l’étude, souligne que les maires semblent avoir dépassé le stade des plaintes. Selon lui, « il n’y a pas de crise des vocations », même si certaines peuvent être « empêchées, ou difficiles à assumer ». À quatre mois des élections, cette volonté de se mobiliser face à la fatigue et aux défis est un signal fort.
Une vague de démissions sans précédent
Durant le mandat actuel, le nombre de démissions de maires a atteint des niveaux alarmants, avec plus de 400 par an. Cette tendance s’explique par des désaccords internes au sein des conseils municipaux, qui minent la cohésion des équipes, mais aussi par les violences dont sont victimes les élus.
Les maires rapportent que 65 % d’entre eux ont été confrontés à des incivilités, une hausse de 12 points par rapport à 2020. De plus, 36 % d’entre eux ont subi des injures et menaces, tandis que 28 % ont été attaqués ou menacés sur les réseaux sociaux.