Décès de Rick Davies, co-fondateur de Supertramp, des suites d’un myélome multiple
Le 8 septembre 2025, Richard « Rick » Davies, co-fondateur du groupe légendaire de rock Supertramp, est décédé à l’âge de 81 ans à Swindon, au Royaume-Uni, des suites d’un myélome multiple, une maladie qu’il combattait depuis 2015, rapporte TopTribune.
Le myélome multiple se caractérise par la prolifération anormale de plasmocytes dans la moelle osseuse. En France, environ 4 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, avec une prévalence d’environ 10 % des cas de cancer du sang. Le risque augmente avec l’âge, affectant principalement les individus de plus de 70 ans.
Un cancer aux symptômes insidieux
Cette maladie, anciennement désignée comme « maladie de Kahler », est souvent diagnostiquée de manière fortuite lors d’examens de routine ou, dans d’autres cas, par des signes cliniques comme des douleurs osseuses persistantes, de la fatigue, ou des complications telles que des fractures spontanées. La douleur dans le dos est un symptôme notoire qui peut alerter sur la présence de la maladie.
Un diagnostic précis nécessite la réalisation d’un myélogramme, un examen de la moelle osseuse. Ce diagnostic tardif n’est pas rare, ce qui complique la prise en charge des patients.
Approche thérapeutique intégrale
Selon le centre de lutte contre le cancer Léon-Berard, « le traitement de première ligne dépend de l’âge du patient, de ses autres problèmes de santé et de son état général ». Bien que les traitements aient énormément progressé ces dernières années, la guérison définitive reste souvent inaccessible, avec des rechutes fréquentes.
La gestion du myélome multiple requiert une approche multidisciplinaire intégrant des traitements spécifiques et un large éventail de soins de support pour optimiser la qualité de vie du malade. Cela inclut la gestion de l’atteinte osseuse, le traitement de l’anémie, la prévention des infections, ainsi que le soutien nutritionnel et psychologique.
Innovations notables dans le traitement
Les avancées récentes ont révolutionné le traitement du myélome multiple. Le Dr Thomas Chalopin, responsable de l’hôpital de jour d’hématologie au CHRU de Tours, avait évoqué l’impact des anticorps monoclonaux : « ces traitements ciblent à la fois les cellules tumorales et le système immunitaire pour renforcer notre défense naturelle ».
Les nouvelles technologies, notamment les CAR T Cells, ont aussi marqué un tournant. « En modifiant génétiquement les lymphocytes T du patient, on obtient des cellules capables de reconnaître et détruire les cellules cancéreuses. Ces traitements ont permis à des patients dont l’espérance de vie n’était que de quelques mois de connaître une rémission prolongée », a-t-il ajouté.