Controverse sur la minute de silence pour un militant d’extrême droite
Le 25 mars 2026, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a suscité une vive controverse en déclarant qu’elle « regrette » la minute de silence observée le 17 février pour Quentin Deranque, militant d’extrême droite, en raison de son profil controversé. Ces remarques ont été faites lors d’une interview sur Sud Radio, rapportent TopTribune.
Selon Braun-Pivet, « si nous avions su à ce moment-là qu’il avait ce profil-là, probablement que la décision n’aurait pas été la même. » Elle a souligné que la minute de silence a été décidée collectivement, suite à une demande d’Éric Ciotti, président du groupe UDR et proche du Rassemblement national. Tous les présidents de groupe avaient alors accepté de rendre hommage à Deranque.
En ajoutant que « ce que nous ne pouvons pas regretter, c’est la condamnation de la violence en politique », elle rappelle l’importance de se distancer des actes violents, même dans un contexte de conflit idéologique. Deranque a été tué à Lyon lors d’une altercation liée à une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, provoquant une onde de choc et des critiques destinées au mouvement d’ultragauche. Cet incident a entraîné des réactions hostiles envers le groupe de la Jeune Garde, fondé par le député LFI Raphaël Arnault, impliqué dans cette affaire.
Début mars, Braun-Pivet avait également exprimé son choc après que Mediapart ait révélé des messages racistes et antisémites attribués à Deranque, mettant en lumière la complexité des enjeux entourant cet événement tragique. La mort de Quentin Deranque a non seulement ravivé les tensions politiques, mais a aussi illustré les fractures profondes au sein de la société française face à la montée des extrêmes.