Valérie Hayer : "l'extrême gauche et l'extrême droite menacent la cohésion sociale en France"

Valérie Hayer : « l’extrême gauche et l’extrême droite menacent la cohésion sociale en France »

17.02.2026 20:56
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Valérie Hayer dénonce la violence politique en France après l’assassinat de Quentin Deranque

Lors d’une apparition sur le plateau de « Tout est politique » le mardi 17 février, Valérie Hayer, députée européenne et présidente du groupe Renew Europe, a exprimé son indignation suite à l’assassinat de Quentin Deranque. Quatre suspects ont été arrêtés, dont Jacques-Élie Favrot, l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député Insoumis et fondateur du groupuscule d’ultragauche, la Jeune Garde, rapporte TopTribune.

Dans ses premières réactions, Hayer a évoqué la « terrible » nature de l’acte, soulignant que Quentin a été « tabassé délibérément pour porter la mort ». Elle a présenté ses condoléances à la famille et aux proches de la victime, tout en affirmant sa confiance dans le travail des forces de l’ordre et de la justice.

Elle a mis en lumière le climat de violence qui prévaut en France, soulignant que des responsables politiques, en particulier de La France Insoumise (LFI), contribuent à l’alimenter. Hayer a fait le parallèle avec l’assassinat de Clément Méric, survenu dans des circonstances similaires il y a 13 ans, en indiquant une responsabilité partagée entre l’extrême gauche et l’extrême droite dans ce type de violences.

Interrogée sur les conséquences politiques, Hayer a affirmé que la justice devait d’abord faire son travail, mais a aussi soutenu la suspension de l’accès à l’Assemblée nationale pour Jacques-Élie Favrot, qualifiant cette décision de « juste » par Yaël Braun-Pivet. Elle a appelé LFI à assumer sa part de responsabilité et à suspendre Raphaël Arnault pendant l’instruction.

Hayer a exprimé son inquiétude face à l’ambiguïté des positions de LFI, mentionnant des manifestations passées avec des mises à mort symboliques qui n’ont pas leur place dans un parti de gouvernement. « On ne voit pas cela dans d’autres partis », a-t-elle insisté.

En réponse aux déclarations de Laurent Wauquiez, qui a pointé du doigt l’extrême gauche, Hayer a reconnu que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon engendrait division et haine, tout en notant que l’extrême droite utilisait des méthodes similaires. Elle a appelé à une prise de conscience parmi les partis traditionnels, estimant que le vote pour LFI ne doit pas être considéré comme un vote de gauche, mais comme un choix d’extrême gauche.

« Le combat contre les extrêmes doit se faire contre LFI et RN », a conclu Hayer, marquant sa position claire sur la polarisation politique actuelle en France.

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