Lors d’un sommet à Paris, une quarantaine de représentants de États membres de l’Union européenne se réunissent ce mardi pour discuter de l’avenir de l’énergie nucléaire, décrit comme un levier pour la souveraineté énergétique. Les positions parmi les 27 nations sont partagées, certaines soutenant davantage le nucléaire, d’autres exprimant des réserves, rapporte TopTribune.
Dans son discours d’ouverture, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a qualifié de « stratégique erreur » la réduction de la part du nucléaire en Europe, soulignant que cela a détourné le continent d’une source d’énergie « fiable et abordable » à faibles émissions. Elle a également annoncé une garantie de 200 millions d’euros pour promouvoir l’investissement dans le nucléaire innovant.
« Indépendance et souveraineté énergétique »
Le président français Emmanuel Macron a fait écho à ces préoccupations en défendant le nucléaire civil pour garantir l’« indépendance » énergétique, surtout dans un contexte géopolitique où la dépendance aux hydrocarbures peut conduire à des pressions extérieures. Il a affirmé que le nucléaire est essentiel pour concilier indépendance énergétique, décarbonation et compétitivité, appelant ainsi à des investissements accrus dans ce secteur.
« Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d’emplois de nos économies », a déclaré Macron, incitant les acteurs publics et privés à se mobiliser pour le développement du nucléaire civil.