En janvier 2025, l’association « Nicolas qui vote », créée par les militantes Mathilda Silva et Anaïs Maréchal, s’inscrit dans une mouvance politique d’extrême droite, en réponse à la lettriste « Nicolas qui paie », qui critiquait la politique gouvernementale. Le concept repose sur l’idée selon laquelle « Nicolas » symbolise un travailleur lourdement imposé sans retour sur investissement, rapporte TopTribune.
Initialement lancée entre l’automne 2024 et le printemps 2025, l’expression a été adoptée par des représentants politiques de droite, notamment le député Gérault Verny. En janvier, deux militantes de l’association « Némésis » ont relancé le concept en créant « Nicolas qui vote », visant à mobiliser les citoyens contre la gauche lors des élections municipales à venir.
Mobilisation contre les élections municipales
Le site de « Nicolas qui vote » appelle à l’action contre la gauche, avec des messages et des liens menant à divers comités. Une chaîne Telegram diffuse des vidéos montrant des militants interpelant des maires et évoquant la fraude électorale. Au centre de cette campagne, des cartes qui mettent en avant ce que l’association désigne comme « le vrai visage de la gauche », dénommées « carte de la honte ».
Ce contenu est lié à un site récemment enregistré, « MaFrance.app », qui prétend évaluer le risque politique dans les plus grandes villes françaises. Ce baromètre électoral se base sur des données de campagnes, des résultats passés, ainsi qu’une « relecture qualitative ».
Les informations confirment que le site « MaFrance.app » fait l’objet d’environ soixante signalements, et fait l’objet d’une enquête nationale contre la haine en ligne, ainsi qu’une plainte déposée par SOS Racisme, montrant la tension croissante autour de cette initiative politique.
Lien avec des mouvements d’extrême droite
Sur la plateforme « Nicolas qui vote », les utilisateurs sont redirigés vers des groupes soutenant divers projets d’extrême droite, incluant Fdesouche, un site d’actualités que l’on accuse de relayer des idées identitaires. Les informations provenant de Fdesouche alimentent aussi le contenu de « MaFrance.app », qui s’efforce de démontrer une montée de l’insécurité liée à la gouvernance actuelle.
Bien que les internautes de « Nicolas qui paie » aient exprimé leur surprise face à cette initiative, une tentative de collaboration par l’intermédiaire de leurs canaux de communication n’a pas reçu de réponse. La personne responsable du compte X @NicolasQuiPaie n’a pas encore réagi à ces développements, laissant planer des doutes sur les liens entre les deux mouvements.