En Australie, une mère porteuse a donné naissance à des jumeaux dont l’un est issu d’un embryon de FIV et l’autre conçu naturellement, une situation rarissime qui soulève des questions juridiques complexes, rapporte TopTribune.
Un phénomène extrêmement rare
L’histoire débute en avril. La mère porteuse, dont l’identité demeure confidentielle, avait accepté de porter l’enfant d’un couple dans le cadre d’un accord de gestation pour autrui. Deux semaines après le transfert d’embryon, elle apprend qu’elle attend des jumeaux.
Les tests génétiques révèlent que les deux enfants n’ont pas les mêmes parents biologiques. La petite fille est bien celle de l’embryon transféré, alors que le garçon a été conçu naturellement par la mère porteuse et son compagnon, simultanément. Ce phénomène exceptionnel a été rendu possible par deux conceptions distinctes.
À la naissance, chacun des enfants a été attribué à ses parents biologiques respectifs, et ils sont élevés séparément. Toutefois, cette situation a conduit un tribunal pour enfants du Queensland à examiner comment appliquer les lois locales de la GPA dans un tel contexte atypique.
Des « jumeaux gestationnels »
La législation australienne stipule que les enfants nés d’une GPA ne doivent pas être séparés à la naissance. Dans ce cadre, le tribunal du Queensland a statué que ces deux enfants, bien que nés de la même grossesse, ne sont pas considérés comme des frères et sœurs biologiques selon la législation sur la GPA. Une ordonnance a été émise pour officialiser la filiation de leurs parents biologiques.
Cependant, les magistrats ont imposé une condition. Les parents doivent prouver qu’ils partagent une compréhension commune de l’importance de l’honnêteté et de l’ouverture concernant les origines et la filiation, dans l’intérêt à long terme des deux enfants.