Une étude révèle que la chaleur affecte le poids des bébés nés de femmes enceintes en France

Une étude révèle que la chaleur affecte le poids des bébés nés de femmes enceintes en France

26.02.2026 12:37
2 min de lecture

Des scientifiques de l’Inserm, de l’Université de Grenoble Alpes, en collaboration avec Santé publique France, ont mis en lumière les conséquences néfastes de la chaleur sur les femmes enceintes. Alors que les températures mondiales continuent d’augmenter, exposant les populations à des vagues de chaleur sans précédent, l’impact sur la santé des femmes enceintes et des enfants à naître devient préoccupant, rapporte TopTribune.

Selon plusieurs recherches, des températures élevées sont associées à un risque accru de faible poids à la naissance, de naissances prématurées, et même de décès néonatals. En 2020, l’Inserm a indiqué qu’environ 15 % des nouveau-nés souffraient d’un poids de naissance inférieur à 2,5 kg.

La récente étude se concentre sur l’effet combiné de la chaleur et de la pollution atmosphérique, ainsi que sur la disponibilité d’espaces verts et divers facteurs socio-économiques. Les chercheurs ont identifié des périodes spécifiques de la croissance fœtale où l’exposition maternelle à la chaleur pourrait influencer de manière significative le poids à la naissance.

Ils ont également examiné dans quelle mesure la pollution atmosphérique (particules fines PM2.5, dioxyde d’azote et ozone), la densité de la végétation et le stress social pouvaient modifier les effets de la chaleur sur le poids à la naissance. « Étudier ces liens entre chaleur et poids de naissance est particulièrement important dans le contexte actuel de dérèglement climatique, car un faible poids de naissance est associé à des risques accrus de complications pour le nouveau-né ainsi qu’à des maladies chroniques ultérieures, comme le diabète et l’hypertension, » explique Lucie Adélaïde, épidémiologiste à l’Inserm et co-première autrice des travaux.

Les deux premiers trimestres de grossesse plus à risque pour le fœtus

Les chercheurs ont analysé les données de près de 21 000 femmes enceintes issues de quatre cohortes observées entre 2002 et 2017. Les résultats, publiés le 24 février dans la revue Environmental Science & Technology, montrent que « l’exposition à la chaleur pendant les deux premiers trimestres de la grossesse était significativement liée à une réduction du poids de naissance de -40 à -200 g. En revanche, l’exposition à la chaleur en fin de grossesse (semaine 32 à 35) était associée à une augmentation d’environ 60 g du poids de naissance, » déclare l’Inserm. Ainsi, l’exposition à la chaleur semble avoir un impact tangible sur le poids des nouveau-nés.

Concernant les autres facteurs examinés, les résultats suggèrent que des zones avec des espaces verts limités et un stress social accru amplifient les effets délétères de la chaleur sur le poids de naissance. « C’est la première fois qu’une étude prend en compte le rôle de ces divers facteurs dans les effets de la chaleur, » souligne Maximilien Génard-Walton, chercheur post-doctorant à l’Inserm et co-premier auteur de la publication. « Nos résultats mettent en lumière l’importance d’initiatives ciblées pour protéger les femmes enceintes et leurs enfants dès le début de la grossesse, notamment par une végétalisation des environnements de vie afin de minimiser l’exposition à la chaleur, » conclut-il.

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