Une couple américain découvre que leur maison se situe désormais du côté mexicain en raison du mur anti-migrants de Trump.

Une couple américain découvre que leur maison se situe désormais du côté mexicain en raison du mur anti-migrants de Trump.

05.11.2026 07:56
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Mur anti migrants de Trump un couple dAmericains realise que leur maison se trouve maintenant cote

Paul Claraday, ancien supporter de Donald Trump, a changé d’avis sur son mandat après que le mur de la frontière a été érigé sur sa propriété à Sierra Blanca, au Texas, sans son consentement. Ce mur, qui s’étale sur plusieurs centaines de mètres de la frontière officielle avec le Mexique, a été le sujet d’un reportage diffusé par TF1 le 2 novembre 2026, rapporte TopTribune.

Les bulldozers ont envahi son terrain durant l’été 2026. En seulement quatre jours, la barrière d’acier a été construite sans aucun préavis. « Ils sont arrivés ici et ont commencé à tout détruire. C’était un cauchemar. C’est chez moi, après tout. Imaginez que quelqu’un débarque chez vous avec un bulldozer », raconte Claraday dans le reportage.

La distance entre le mur et la véritable frontière s’explique par les risques d’inondation associés au Rio Grande, qui aurait fragilisé la construction. Cette situation a conduit à ce que la maison de Claraday se retrouve désormais du côté mexicain de la barrière. « Maintenant, ma maison se trouve du côté mexicain. Est-ce un problème, non ? », se questionne-t-il.

L’homme a toujours été franc sur son soutien à Trump, mais il en a assez : « Moi, j’ai voté pour Trump. Je m’excuse, mais maintenant, je suis contre lui. Il fait n’importe quoi. »

D’autres propriétaires sous pression à Laredo

Le cas de Paul Claraday n’est pas unique. À Laredo, au moins 60 propriétaires ont reçu en février 2026 des notifications signalant de futurs travaux sur leurs terres, certains d’entre eux ayant seulement cinq jours pour répondre aux propositions gouvernementales.

Nayda Alvarez, une enseignante de 54 ans, est dans une situation similaire puisque l’administration lui a offert 1.000 dollars pour accéder à sa propriété. Trois options lui ont été proposées :

  1. un accord de vente,
  2. un accord de servitude,
  3. ou l’expropriation.

Le chantier avance malgré les oppositions

Ce projet, que Donald Trump a présenté comme l’une de ses principales promesses électorales, bénéficie d’un budget de 47 milliards de dollars pour achever sa construction. Le rythme est rapidement soutenu : près d’un kilomètre de mur est érigé chaque jour, traversant des propriétés privées ainsi que des zones protégées.

Les travaux dans le parc national Big Bend avaient été temporairement suspendus en août 2026 suite aux mobilisations des résidents et des élus locaux, qui considéraient la barrière inutile dans cette région isolée, déjà difficile à traverser. Jake Knight, membre de l’organisation Big Bend Protection Alliance, décrit cet endroit comme « l’un des environnements les plus hostiles des États-Unis ». L’administration Trump a décidé d’amener ce litige devant la Cour suprême.

Au Texas, le shérif Thaddeus Cleveland exprime des doutes quant à l’efficacité d’une barrière physique, préférant l’installation de caméras de surveillance. « Cela, c’est ce dont nous avons besoin, plutôt que de dépenser des millions dans une barrière que les gens peuvent escalader de toute façon », déclare-t-il.

Le chantier, dont l’objectif est de réduire l’immigration clandestine, continue de polariser les opinions, y compris au sein du camp même de Donald Trump.

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