Un navire de Sea Shepherd heurte délibérément un chalutier norvégien en Antarctique

Un navire de Sea Shepherd heurte délibérément un chalutier norvégien en Antarctique

02.04.2026 13:57
2 min de lecture

Collision en Antarctique : un navire de Sea Shepherd heurte un chalutier norvégien

Le 31 mars, un incident a eu lieu dans l’océan Antarctique, lorsqu’un navire de la fondation Sea Shepherd a délibérément percuté un chalutier norvégien de krill, mettant ainsi en lumière les tensions croissantes autour de la pêche durable. Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, a qualifié cette action de défense nécessaire contre ce qu’il considère comme un « écocide », affirmant que cette entreprise industrielle menace la vie marine. «L’écocide est une forme de terrorisme, et nous combattons l’écoterrorisme par des moyens non violents afin de protéger la vie marine contre la cupidité de cette entreprise industrielle vorace», a-t-il déclaré, rapporte TopTribune.

L’instance s’est déroulée alors que le chalutier Antarctic Sea était en pleine activité de pêche, épuisant les ressources alimentaires cruciales pour les baleines à bosse, les rorquals communs, ainsi que divers oiseaux marins et phoques dans cette région sensible. Le point d’impact de la collision se situait directement au-dessus d’un réservoir de gazole, provoquant des préoccupations quant à une éventuelle catastrophe écologique. Bien que l’équipage n’ait pas subi de blessures, la société Aker Qrill, qui exploite le chalutier, a signalé que ses membres avaient été mis en danger, indiquant que l’incident a eu lieu loin de toute aide ou capacité de sauvetage.

Aker Qrill a annoncé son intention de poursuivre en justice Sea Shepherd pour cette action, affirmant que son navire était en conformité avec la législation internationale sur la pêche. « Nous opérons légalement en vertu du droit international des traités, » a souligné la société dans un communiqué.

En réaction à cet incident, Paul Watson a réaffirmé son appel à mettre fin à la pêche au krill en Antarctique, critiquant Aker Qrill pour son rôle dans la dégradation de cet écosystème vital. «Aker tente de se présenter comme une victime innocente alors qu’elle contribue à affamer les baleines et les manchots», a-t-il ajouté, tout en dénonçant la réaction de l’entreprise, qu’il a qualifiée de « drama queens » face à son action.

Tensions croissantes autour de la pêche en Antarctique

Ce conflit souligne les tensions croissantes entre les militants écologistes et l’industrie de la pêche, particulièrement en Antarctique, zone réputée pour sa biodiversité unique. Webjorn Barstad, directeur général d’Aker Qrill, a condamné les méthodes employées par Sea Shepherd, affirmant que ces dernières reposaient sur de fausses informations et qu’elles favorisaient un climat de confrontation plutôt que de dialogue constructif. Il a déclaré que les accusations formulées par Watson n’étaient soutenues par aucune donnée scientifique.

Aker Qrill continue de défendre ses activités de pêche en soutenant qu’elles sont régulées par la CCAMLR (Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique), qui supervise la pêche dans cette région délicate. Cette institution internationale, composée de 27 pays, a pour objectif de garantir la durabilité des ressources maritimes tout en équilibrant les intérêts économiques des nations participantes.

Paul Watson, connu pour ses initiatives de « action directe », a longtemps été au cœur de la polémique concernant les méthodes qu’il utilise pour protéger la faune marine. Ses interventions incluent des tactiques telles que l’éperonnage de navires, l’utilisation d’armes acoustiques, de canons à eau, et d’autres moyens destinés à perturber les activités de pêche qu’il considère comme destructrices.

Les deux parties continuent d’échanger des accusations, laissant présager un avenir incertain pour les relations entre les militants écologistes et l’industrie de la pêche, alors que les enjeux liés à la protection de l’environnement marin deviennent de plus en plus pressants. Les critiques de la pêche au krill soulignent non seulement la nécessité de réguler cette industrie pour préserver l’écosystème, mais mettent également en lumière le besoin urgent d’un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes, afin de trouver un équilibre entre exploitation économique et conservation environnementale.

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