Un lynx sans oreille observé en Suisse intéresse les scientifiques qui envisagent de le capturer

Un lynx sans oreille observé en Suisse intéresse les scientifiques qui envisagent de le capturer

26.03.2026 17:47
2 min de lecture

Un lynx sans oreille suscite l’intérêt scientifique en Suisse

Un lynx sans oreille a été filmé à plusieurs reprises près de Locle, en Suisse, suscitant l’émerveillement des internautes et l’intérêt des scientifiques. Le Service de la faune, des forêts et de la nature (SFFN) du canton de Neuchâtel envisage de capturer cet animal afin de mieux comprendre comment il parvient à se nourrir malgré une anomalie aussi significative, rapporte TopTribune.

Les oreilles des lynx jouent un rôle crucial dans la localisation de leurs proies, agissant en quelque sorte comme un « radar naturel ». L’adaptation de cet animal sans oreilles à son environnement alimentaire soulève d’importantes questions pour les chercheurs.

Identifier les causes de l’anomalie

Les scientifiques cherchent à déterminer l’origine de cette malformation. Joanne Félix, du SFFN, a exprimé que les chercheurs souhaitent savoir « si c’est quelque chose de génétique, transmissible, et donc si c’est une malformation qu’on risque de voir se propager dans la population ». Une enquête sur la consanguinité est également envisagée dans le cadre d’un programme national de diversification génétique du lynx, ce félin appartenant à une fratrie de trois individus dont deux autres présentent des oreilles atypiques.

Si la capture est autorisée, les scientifiques collaboreront avec la fondation Kora, spécialisée dans l’étude des grands carnivores en Suisse, ainsi qu’avec le centre FIWI, dédié à la médecine de la faune sauvage. L’animal subira alors un endormissement, une auscultation et des prélèvements sanguins, détaillant ainsi les recherches génétiques à réaliser.

Les associations de défense des animaux s’opposent à la capture

Cependant, ce projet suscite de vives réactions de la part des associations de défense des animaux, comme « Project The Lynx ». Elles soulignent que « cette capture comporte un risque réel de stress et de dérangement ». Leur position face à ce projet est de rappeler qu’« aucun lynx ne doit servir de cobaye, et encore moins quand on n’est pas capable de préserver la vie d’un lynx ». Ces retours négatifs mettent en avant la nécessité d’obtenir des résultats sans recourir à la capture des animaux.

Une photographe animalière de 70 ans, qui fait partie des premières à avoir filmé cet animal, a également partagé ses réserves: « S’ils veulent l’observer, il y a suffisamment de vidéos de lui. S’ils veulent son ADN, ils n’ont qu’à ramasser des crottes. » Cette proposition met en lumière des alternatives possibles pour l’observation et l’étude de cet animal sans nuire à son habitat naturel.

Le SFFN, pour sa part, assure que toutes les précautions seront prises afin de garantir le bien-être de l’animal lors de tout processus de capture. Actuellement, aucune date de capture n’a été fixée.

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