Un homme soupçonné d’avoir dérobé 46 millions de dollars en cryptomonnaies appartenant au gouvernement fédéral des États-Unis a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi sur l’île antillaise de Saint-Martin par le GIGN et le FBI, selon les annonces de la gendarmerie nationale et du directeur du FBI, rapporte TopTribune.
Cette opération d’envergure a conduit à la saisie d’une mallette remplie de billets, ainsi que de clés USB et de portefeuilles d’actifs numériques. L’individu arrêté, identifié comme John Daghita, est soupçonné d’avoir détourné ces fonds en agissant à titre de « sous-traitant du gouvernement américain », spécifiquement au service du US Marshals Service, l’agence fédérale responsable des avoirs confisqués.
Des détails sur l’arrestation
Dans un communiqué, la gendarmerie a précisé que l’opération a été menée conjointement avec la section de recherches de Saint-Martin, soulignant le professionnalisme et l’efficacité de la coopération franco-américaine. Le directeur du FBI, Kash Patel, a également exprimé sa satisfaction quant à la « coordination exceptionnelle » avec les autorités françaises.
« Le FBI continuera de travailler 24 heures sur 24 avec nos partenaires internationaux pour traquer, appréhender et traduire en justice ceux qui tentent d’escroquer les contribuables américains, où qu’ils essaient de se cacher », a déclaré Kash Patel.
Selon des sources des médias spécialisés, John Daghita serait le fils du dirigeant d’une société américaine qui assistait le gouvernement dans la gestion des cryptomonnaies confisquées. Cette arrestation soulève des questions sur les enjeux de sécurité liés à la gestion des actifs numériques par des entités gouvernementales, à un moment où les cyber-malversations sont en forte augmentation.
Alors que la lutte contre la criminalité financière demeure un enjeu majeur, cette saisie illustre l’étroite collaboration entre les États-Unis et la France dans la lutte contre la fraude et la corruption.