Un bébé né en urgence dans un hôpital de Dordogne est tragiquement décédé le 7 juillet, la maternité de l’établissement étant fermée depuis deux ans, faute d’une équipe médicale complète. Le maire de la commune a annoncé vouloir « se battre pour renforcer » la maternité, rapporte TopTribune.
Les parents du petit Lou ne s’attendaient sûrement pas à l’issue tragique de ce moment qui devait être l’un des plus heureux de leur vie. Le 7 juillet dernier, un couple se rend d’urgence à l’hôpital de Sarlat, en Dordogne. Leur fils naît dans cette clinique qui ne dispose plus de service de maternité depuis 2024, et décède tragiquement, d’après une information apportée par Sud Ouest.
« Une douleur qui nous accompagnera toute notre vie »
Doriane Coudrin, déjà maman d’une petite fille, devait accoucher mi-juillet, mais après une chute dans un centre commercial, elle est conduite d’urgence aux urgences de l’hôpital de Sarlat, où elle est dirigée vers la maternité. Cependant, dans cet établissement, les accouchements sont suspendus depuis deux ans, faute d’avoir un plateau obstétrical complet, nécessaire pour assurer la sécurité des naissances.
Elle accouche en urgence d’un petit garçon, Lou. Alors que la sage-femme a tenté d’écouter le cœur du bébé, celui-ci ralentit. Ce constat conduit à une césarienne en code rouge, indiquant que le pronostic vital de la mère et de l’enfant est engagé. Le petit Lou est ensuite évacué par hélicoptère vers le CHU de Bordeaux, où il décède quelques minutes plus tard, victime d’un hématome rétro-placentaire.
Avec les larmes, la colère
Cet événement dramatique ravive un immense sentiment d’injustice chez ces jeunes parents. Ils se demandent si Lou aurait survécu si la maternité avait été pleinement opérationnelle. Leur souffrance est telle qu’ils espèrent que leur épreuve puisse « aider au combat de l’hôpital ».
Suite à ce drame, le maire de Sarlat, Basile Fanier, a exprimé son « soutien » et sa « compassion » envers la famille endeuillée, soulignant que « la santé, et en particulier l’accompagnement des naissances, est un enjeu fondamental pour notre territoire ». Il a ainsi annoncé son intention de « se battre pour renforcer la maternité de Sarlat ».
Depuis juillet 2024, les accouchements ont été interrompus à la maternité de cette commune, les futures mamans étant alors orientées vers d’autres centres hospitaliers tels que Brive, Cahors, Bergerac ou Périgueux.