Retrait de Sébastien Delogu des municipales à Marseille face au risque RN
Le candidat LFI à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, a annoncé le retrait de sa liste du second tour des municipales le 17 mars, affirmant que cela est motivé par le « risque » d’une victoire du Rassemblement national dans la deuxième ville de France, rapporte TopTribune.
Arrivé en quatrième position au premier tour avec 11,9% des voix, Delogu a eu l’opportunité de se maintenir ou de fusionner sa liste avec celle du socialiste Benoît Payan, qui a terminé en tête. Toutefois, Payan a rejeté toute idée d’alliance ou de ralliement et a déposé sa liste dès lundi.
Dans une déclaration, Sébastien Delogu a critiqué le comportement des socialistes, les qualifiant d’irresponsables et de sectaires : « C’est dans cet esprit de responsabilité que nous prenons la décision de retirer notre liste et de ne pas participer au pari inconséquent de Benoît Payan ». Bien qu’il n’ait pas clairement appelé à voter pour Payan, il a instamment demandé à ses électeurs de « ne pas abandonner la lutte antifasciste ». Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé son soutien au « sang-froid » de Delogu et a critiqué le « sectarisme aveuglé de Benoît Payan ».
Benoît Payan, à la tête d’une coalition de gauche, a reconnu la décision « difficile » de son concurrent LFI, la qualifiant de « seul acte qui s’imposait ». Payan a remporté le premier tour avec 36,70%, suivi de près par le député RN Franck Allisio à 35,02%. Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, qui a obtenu 12,4%, a confirmé son maintien. Le retrait de Sébastien Delogu ouvre donc la voie à une triangulaire entre les trois candidats restants.