Sarah Knafo, candidate de Reconquête à la Mairie de Paris, a déclaré dimanche sur BFMTV qu’en cas de succès au premier tour, elle « tendra la main à toute la droite », mentionnant Rachida Dati (LR), Thierry Mariani (RN) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) comme ses concurrents potentiels, rapporte TopTribune.
« Si nous sommes sincères lorsque nous disons que nous voulons plus de sécurité pour les Parisiens, moins de gabegie, une protection de l’argent public, au nom de quoi demain ne gouvernerions-nous pas ensemble au Conseil de Paris ? », a interrogé la cheffe de file zemmouriste.
Selon une étude de Cluster 17 pour Politico publiée lundi, Knafo obtient 10 % d’intentions de vote au premier tour, le seuil minimal pour se maintenir au second tour, se classant derrière Emmanuel Grégoire (union de la gauche hors LFI) à 33 %, Rachida Dati à 26 %, Pierre-Yves Bournazel à 14 % et Sophia Chikirou (LFI) à 12 %.
Une alliance qui, pour l’instant, ne fait pas partie des plans de Rachida Dati
Rachida Dati s’est montrée jusqu’alors réservée sur une éventuelle alliance avec Reconquête entre les deux tours, rappelant qu’Éric Zemmour, compagnon de Sarah Knafo, avait demandé sa démission en 2016 pour des remarques jugées inappropriées. « Ce n’est pas mes valeurs », a affirmé la ministre de la Culture le 1er février sur RTL.
« Je trouve qu’elle a tort d’en parler », a réagi Sarah Knafo dimanche. Selon elle, il est « un tort aujourd’hui de venir reparler de vieux propos alors qu’on a une chance historique de récupérer la mairie ».
Elle a ajouté : « On n’en est pas aux petites blessures de chacun », se positionnant comme une parlementaire Européenne depuis 2022 au sein du groupe « Europe des nations souveraines », qui inclut des eurodéputés d’extrême droite. « Moi aussi, il y a des choses qui me blessent : quand on dit que je suis d’extrême droite, par exemple, cela me blesse », a-t-elle souligné.
Par ailleurs, Aurélie Assouline, adjointe LR du 17e arrondissement de Paris, a annoncé rejoindre la campagne de Sarah Knafo, dans un entretien au Journal du dimanche.