Risques sanitaires du vapotage en France : évaluation de l'Anses sur les effets cardiovasculaires et cancérogènes

Risques sanitaires du vapotage en France : évaluation de l’Anses sur les effets cardiovasculaires et cancérogènes

12.02.2026 07:37
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Le vapotage a désormais pris une place significative dans les habitudes des Français, avec plus de 3 millions d’adultes utilisant quotidiennement la cigarette électronique, soit plus de 6 % de la population adulte, selon le dernier baromètre de Santé publique France, rapporte TopTribune.

Cette tendance semble s’inscrire dans la durée, car 59 % des utilisateurs de cigarettes électroniques se déclarent vapoteurs depuis plus de deux ans. Bien que le vapotage repose sur le chauffage d’un liquide sans combustion, il n’exclut pas l’exposition à des substances toxiques.

Au regard de l’essor de cette pratique, l’Anses a lancé une évaluation des risques sanitaires liés au vapotage, incluant une analyse de la littérature scientifique et des enquêtes sur les pratiques de vapotage en France.

Des effets cardiovasculaires probables

L’expertise met en lumière plusieurs préoccupations, notamment des effets cardiovasculaires probables tels qu’une augmentation de la pression artérielle en présence de nicotine dans les produits de vapotage.

De plus, l’étude a identifié des effets potentiels sur les voies respiratoires ainsi qu’un risque accru de cancer, que les produits contiennent ou non de la nicotine. Des préoccupations ont également été exprimées concernant le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus exposé in utero.

Des risques liés à l’inhalation de substances toxiques

Une découverte essentielle de cette expertise concerne les substances émises lors du vapotage. L’Anses a évalué les risques associés à plusieurs aldéhydes, tels que l’acétaldéhyde, l’acroléine, le formaldéhyde, le furfural, le glyoxal et le propionaldéhyde, tous reconnus pour leur toxicité et leur potentiel cancérogène.

Selon l’agence sanitaire, « l’absence de combustion n’empêche pas la présence d’aldéhydes dans les émissions du vapotage, et l’inhalation de ces substances présente un risque sanitaire pour le vapoteur ».

Pas d’initiation pour les jeunes et les non-fumeurs

À la lumière de ces résultats, l’Anses émet des recommandations claires. Elle déconseille fermement toute initiation au vapotage pour les non-fumeurs et les jeunes.

Elle insiste sur l’importance de respecter strictement les mesures interdisant la vente de ces produits aux mineurs et leur publicité afin de prévenir la banalisation du vapotage. La consommation chez les adolescents est souvent motivée par un effet de mode et par l’attrait pour certains produits au goût fruité.

Pour les fumeurs, un outil transitoire

Pour les fumeurs souhaitant arrêter, la cigarette électronique peut être envisagée comme une solution transitoire dans une démarche globale de sevrage tabagique.

L’Anses souligne l’importance d’un accompagnement par des professionnels de santé, tels que tabacologues, médecins, infirmiers et pharmaciens, tout au long de ce processus.

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